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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

élévation

Dans le journal le Soir du 8 janvier, Raphael Duboisdenghien commente deux ouvrages sur la méditation parus chez l’éditrice Odile Jacob, « une pratique si ancienne qu’on la croyait réservée à ceux engagés dans la foi, dans le mystique, » confesse un des auteurs qui, avant de s’y intéresser, ne savait pas que cela pouvait être « autre chose », selon ses propres mots; mais les deux auteurs évoqués, tout aussi séduits l’un que l’autre, mettent l’accent sur les avantages de cette pratique. On y retrouve les poncifs dans ce genre de littérature où l’on veut bien méditer mais à condition que cela rentable: «  incroyablement efficace pour… »,  « qui agit sur… » ou encore qui a « des effets bénéfiques … »

Restons sérieux! Pour peu que l’on prenne un tant soit peu de hauteur par rapport à cette inélégante attitude un peu trop dans l’air de notre temps ("tous égos!"), une question se pose quand même pour certains: la méditation est-elle une démarche mystique ou psychothérapeutique?

Et si elle n’était ni l’une ni l’autre pour être mieux les deux à la fois – mais à notre insu en quelque sorte - lorsqu’on la pratique en dehors de toute idée de profit*, mais pour le simple plaisir de faire quelque chose de totalement désintéressé (et qui, à l’évidence, pour cette raison même, nous appelle)? 

Seulement alors, dans la foulée, elle apaisera l’esprit, guérira le corps et donnera ce recul qui, seul, peut vaincre le stress, cette terriblissime maladie de notre temps, voulue par les maîtres et les mercenaires du système pour mieux nous asservir.

Seulement alors aussi, dans la foulée, elle servira le métaphysicien, le chercheur de sens, voire le mystique, qui n’y trouveront certes pas de réponses toutes faites à leurs questions, mais bien un terrain extraordinairement favorable pour se les poser sans aucune idée préconçue et hors des conditionnements habituels.

Et dans les deux cas, ainsi considérée et vécue, elle nous aura rendu plus libres.

 

 

*: Seule façon, soit dit en passant, de se prémunir contre la lassitude et l'abandon de la pratique à plus ou moins court terme.

P.S.: Le billet du 11 janvier 2012 soulevait une douloureuse interrogation.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Sylvie 13/01/2013 16:02

seule action qui n'est pas routiniere.

Sylvie 13/01/2013 15:42

La méditation, c'est le Souffle en action, seule action qui n'est pas routinier...impossible de s'en lasser.

Marc 15/01/2013 09:26



Impossible de s'en lasser,certes mais la vivre en étant conscient de ce souffle (prana)!