méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 16:04

La tragédie de l’existence humaine c’est sans doute qu’au fond et à de très rares exceptions près, chacun n’aime* que soi - et que donc il n’y a personne qui nous aime que nous-mêmes.

Et si, après nous avoir permis de le comprendre, la méditation seule pouvait quelque peu nous en consoler?


*: Ceci s’entend à l’exception des manifestations d’espèce en vue de sa pérennité: l’amour sexuel et la protection exercée par les géniteurs sur leur progéniture. D’autre part, il faut au moins entendre ici par aimer quelqu’un être prêt à donner sa vie pour lui.

P.S.: Le billet des 26 et 27 octobre 2008 parlaient de silence. Voici le premier.

 

Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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Commentaires

Les infinis se rejoignant, je pense que la tragédie inverse qui consiste à ne pas s'aimer soi-même est au moins aussi grave.
C'est elle qui permet de manipuler les foules, ceux dont la dignité a été piétinée et qui, d'une manière ou d'une autre, sont à ce point, sans talent, qu'ils sont réduits à la mendicité  : Voici un échantillon de l'opium des pauvres "Rassure-toi, quoi que tu fasses tu ne peux être qu'aimable n'oublie pas ta richesse intrinsèque qu'est ton identité nationale."
Normal dans un pays où les gouvernants estiment que l'acte de naissance peut donner tous les droits... ou presque"
Ma colère n'efface pas mes amicales pensées pour toi.
Commentaire n°1 posté par Francoise-L. le 29/10/2009 à 07h33
Sans doute mais dans la perspective de mon billet on pourrait presque dire que ne pas s'aimer soi-même, c'est encore s'aimer soi-même, se placer au dessus de tout le reste, se voir ccomme le centre du monde.
Réponse de . le 18/11/2009 à 16h43
Egocentrisme et estime de soi ne sont pas du même ordre. Dans la détestation de soi, i peut y avoir un grand égocentrisme et dans l'estime de soi, un grand altruisme.
Méditer active la partie du cerveau du bonheur, se trouver, se centrer, se sentir tout petit et si grand dans l'univers, c'est une expérience forte.
Prendre la mesure de soi et laisser passer, entre compassion pour soi, pour les autres, mesure en tout circosnstance, non pur évaluer et comparer, simplement pour réaliser de la marche du monde dont nous somems aprtie intégrante.
Commentaire n°2 posté par fée des agrumes le 30/10/2009 à 10h21
J'abonde dans ton sens.
Réponse de Marc le 18/11/2009 à 16h44
"Méditer active la partie du cerveau du bonheur, se trouver, se centrer, se sentir tout petit et si grand dans l'univers, c'est une expérience forte"

Méditer c'est le retour vers soi, vers notre vraie nature, un au milieu d'un tout, une expérience enrichissante, je suis bien d'accord.
Commentaire n°3 posté par M le 10/11/2009 à 16h54
Ouf!
Merci Muriel.
Réponse de Marc le 18/11/2009 à 16h59

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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