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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

désintéressement

Alors que l'efficacité (tant manuelle qu’intellectuelle) est inversement proportionnelle à la précipitation de la démarche, l’"efficacité spirituelle", elle, est inversement proportionnelle au nombre de pensées. Tout simplement.

Mais l'efficacité étant une pensée (un concept), elle prend ici un tout autre sens. Ou plutôt non: elle n'a pas de sens, elle est littéralement sans direction et hors de propos. L’"efficacité spirituelle" est, par quiddité, inexistante.

Par exemple, la méditation, cette "activité" spirituelle par excellence, n’est pas rentable. Et c’est heureux.

 

 

 


P.S.: Dans le billet du premier septembre 2007, il était question de laisser faire: dérobade.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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mamalilou 22/09/2010 17:00



un billet qui met dans l'mille...


euh mille quoi, ooops, yaurait-il ici une notion de rentabilité ou d'efficacité... :o)


et merci aussi de mettre l'accent en comm sur le barbotage en baignoire... les balbutiements de l'enfant, ... il faut bien commencer par ce confronter à l'élément, se laisser apprivoiser,
accepter les règles immuables... et puis plus tard, une fois prêt... plonger,... loin, profond, et en même temps toujours ici,...



Marc 27/09/2010 16:34







marie-claude 12/09/2010 14:51



heureusement que tout ne soit pas rentable !



Marc 27/09/2010 16:26



S'pas?



Francoise-L. 03/09/2010 14:29



Je ne pense pas que la méditation soit inefficace. D'après ce que j'ai pu observer, chez des méditants de mes amis, elle participe au rééquilibrage du corps aussi. 


Pensées (encore elles!) cordiales



Marc 03/09/2010 18:46



De quoi parlons-nous ici? De la méditation, "activité spirituelle" et non de sa version occidentalisée à visée psychothérapeutique (lire par exemple "Méditer, c'est se soigner" de
Rosenfeld). Concernant cette dernière, je doute d'ailleurs qu'elle soit la plus efficace de méthodes pour soigner névroses, psychoses et autres psyschopathologies. Elle n'est d'ailleurs alors pas
sans dangers, surtout parce que l'on manque de thérapeutes compétents en ce domaine (qui devraient être d'abord de véritables méditants). Cette caricature trivialisée est à la méditation dont il
est question dans ce billet ce que le barbotage en baignoire est à la plongée en haute mer.


Amicales pensées.



mirabelle 02/09/2010 18:05



ce blog est vraiment très spécial !


heureux l'assoifé qui peut venir y puiser.


merci, Marc.



Marc 03/09/2010 10:43



Grand merci, Mirabelle, pour ce compliment qui a fait mouche.



mirabelle 01/09/2010 22:22



"L’"efficacité spirituelle" est, par quiddité, inexistante".


Votre lecteur/trice pourrait être tenté/e d'en déduire que l'inefficacité spirituelle aussi est inexistante . 


Jusqu'où peut-il/elle aller trop loin ... ?  



Marc 02/09/2010 11:55






Tout est question de niveau de conscience. Voici ce que j’entends par là:


 entente, roue libre et éveil.


 


Cela étant, votre dernière question trouve alors sa réponse chez Suzuki:


 


“As the attainment of the Tao does not involve a continuous movement from error to truth, from ignorance to enlightenment, from mayoi to
satori, the Zen masters all proclaim that there is no enlightenment whatever which you can claim to have attained. If you say you have attained something, this is the surest proof you have gone
astray. Therefore, not to have is to have; silence is thunder; ignorance is enlightenment; […]”


(The Zen Doctrine of No Mind, D.T.Suzuki, Rider & Company, London, 1969, p.53)