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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

délivrance

La force liée à une certaine conviction est très grande et comme le disait déjà le disciple Marc, citant son maître Jésus, « tout est possible, pourvu d'y croire ».

Remarquons d’abord que cette force ne déplace aucune montagne quand au fond, le conscient seul est concerné et que l’inconscient n’est pas son indéfectible allié, bref quand on ne veut pas « vraiment » quelque chose.

Or bien souvent, ce que à quoi nous aspirons est soit déterminé par ceux qui nous ont conditionnés (nos parents, éducateurs, maîtres à penser, etc...), soit par une réaction de rejet de ce que l’on a voulu nous imposer*.

Dans les deux cas, ce n’est pas vraiment sain car ces attitudes sont conditionnées par les autres, soit pour les imiter, soit pour leur désobéir. Nous faisons alors toujours partie de ceux qui n’ont pas trouvé leur propre chemin de vie.

La maturité vient avec le déconditionnement, quand nous avons appris à reconnaître nos conditionnements, ce qui est un premier pas (parfois suffisant déjà, mais souvent méditer la chose est encore nécessaire) vers la libération qui n'est peut-être rien d'autre que la faculté de pouvoir répondre avec clarté à la question « qu’est-ce que je veux vraiment ?** »

Alors dans cette épuration on est devenu adulte, on s’est éveillé à soi-même, on a trouvé son propre chemin, et on fait partie de ceux qui "sont ce qu’ils sont", « [ces] hommes qui ont découvert que tout est Esprit, que ce que nous pensons est ce que nous sommes, et que ce que nous avons est ce que nous désirons vraiment, » pour reprendre les mots d’Henry Miller***.

 

 

 

*: Qui donne alors naissance à ce concept intéressant d’énantiodromie déjà bien connu d’Héraclite, et qui veut que lorsque la coercition est trop forte elle aboutit à l’effet opposé. Quelques exemples: les alcooliques augmentent en période de prohibition; les ouailles virent à l’intolérance, à l’invective et à la fureur quand leurs leaders « spirituels » leur prêchent l’amour et la paix (voyez par exemple ce que l’Eglise a fait du message de Christ, voyez les sorties de mosquée, certains vendredis); les perversions sexuelles sont surtout le fait de peuples à la libido réprimée au nom d’une sacro-sainte vertu (voyez les viols collectifs au Caire et à New Delhi, pour parler de faits récemment médiatisés); les enfants nés de Woodstock sont devenus l’Amérique réactionnaire d’aujourd’hui, bref le contraire de ce que voulaient pour eux leurs géniteurs adeptes du pouvoir des fleurs.

**: La réponse ultime à cette question est sans doute de reconnaître le désir naturel pour l’esprit pour le calme, le silence. (Ce qui nous ramène au tout premier billet de ce blog, le 21 août 2006.)

***: Dans  Virage à 80, Livre de poche, 1978, pp. 83 et 84.

P.S.: Le billet du 20 janvier 2010 vous proposait ce billet: persévérance.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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