faute de mieux
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
Comme devoir de vacances, je vous propose cette fois de nous faire part des questions lancinantes que vous vous posez et auxquelles vous n’avez jamais eu de réponse. Une question par commentaire, s’il vous plaît. (Voir quelques exemples dès les premiers commentaires.)
Vous êtes aussi invités à répondre aux questions posées auxquelles vous avez, vous, une réponse. Votre interlocuteur vous en sera reconnaissant. Une réponse par commentaire, là aussi, s’il vous plaît. Mentionnez toujours le numéro du commentaire contenant la question à laquelle vous répondez. Notez que vous pouvez confirmer qu’une question évoquée vous taraude aussi. Notez également qu’il ne s’agit pas de donnant, donnant: vous pouvez ne faire que poser des questions ou que donner des réponses. Notez enfin que ceci n’étant pas un blog politique (Dieu merci), il est souhaitable d’éviter les questions qui vous soulagent mais auxquelles vous connaissez la réponse, telles que: Pourquoi
Vous avez dix jours pour méditer là-dessus et contribuer. Grand merci d'avance. Il ne sera tiré aucune conclusion de l’enquête, ce devoir étant irréductible à des simplifications d’ordre statistique. L’intérêt est dans l’interaction entre celui qui questionne et celui qui répond (d’où la nécessité de bien préciser à quoi l’on répond): il s’agit de s'ouvrir aux questionnements collectifs et de se rendre mutuellement service.
Pourquoi personne ne voit-il jamais dans l’Europe une tentative d’élargissement qui ne devrait s’arrêter que lorsqu’il n’y aura plus aucun pays en dehors d’elle? Un gouvernement mondial, jamais entendu parler?
Réponse au commentaire N°2:
Si l'on agit en opposition au plus grand nombre, c'est donc pour s'en distinguer.
Cela ressemble à une flatterie de l'égo, vraisemblablement inspirée par la vanité.
Le monde n'étant pas encore entièrement sorti de ses guerres intestines, L'Europe a vraiment du mal à faire entendre sa voix, mais qui sait : un jour viendra "peut-être" !
réponse à la sixième question
Réponse à la question N°2 : Parfois je fais le contraire de "tout le monde" uniquement pour ne pas me sentir "noyer dans la masse" bercée d'illusions et qui semble s'auto-détruire.
Mais sans doute est-ce une erreur...
Tant pis si le temps file. Il passe pour nous tous de la même façon. Ce qui change c'est la façon dont nous le laissons passer.
Je vis avec intensité les moments heureux et je les grave dans ma mémoire pour les revivre dans les heures noires.
mais s'ennuyer, non.
Réponse à Marc sur le commentaire N°6:
Je suppose qu'il est bon de se conformer à son intuition première, indépendemment de l'attitude d'autrui.
Il me semble que c'est en situant son action vis-à-vis de celle d'autrui que l'on s'expose à la vanité.
N°1:
Je commence toujours par faire ce qui me déplait dans un premier temps parceque j'ai suffisamment d'énergie pour le faire mieux et plus rapidement, ainsi, le reste du temps qui m'est impartit je le consacre à ceux que j'aime et à étudier.
Ainsi sont reliés ce qui me plait et me déplait au fil de la journée, une recherche de l'équilibre car je sais que pour ce que j'aime je trouverai toujours la force.
A bientôt Marc.
Merci de ces questions ludiques
Réponse au commentaire 22 :
La souffrance ou la joie ne sont que des vagues qui remuent la surface de l'océan qu'est notre esprit.
Lorsque tu laisses ton esprit se reposer - sans chercher réfléchir ou à repousser tes pensées - l'océan se calme. Il laisse alors réfléchir la lumière de "lalune"...
Quel travail de rédaction et de réflexion Marc!
Bises
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
vous avez dit: