méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Vendredi 30 mars 2007

La physique quantique nous dit qu’un phénomène n’existe que s’il est observé.
Dans bien des cas, observer est le résultat d’une décision. À partir du moment où l’homme s’est octroyé le droit d’être là, a-t-il encore celui de ne pas se limiter à ces questions, les seules mystiquement pertinentes: « Pourquoi avoir désiré devenir conscience et décidé de l’être? » et « Est-ce que je désire être conscience maintenant? »?  (À cette dernière, la réalité apparente de notre être semble la plus probante des réponses.)
Tout ceci pourrait éventuellement se résumer par la formule: nous ne sommes que si tel est notre désir.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Commentaires

Et celui qui n'a pas de désir ? A moins que ne pas avoir de désir et quelque part déjà un désir...
commentaire n° : 1 posté par : Dharma Shishya (site web) le: 30/03/2007 19:48:08
La physique quantique nous dit aussi que le phénomène observé change de qualité, de par la présence de l'observateur. Je crois que cela est valable aussi pour la totalité psychique. Chaque désir, chaque pensée, à une grande importance car ils font évoluer l'ensemble. Amitiés.
commentaire n° : 2 posté par : ariaga (site web) le: 30/03/2007 19:58:25
Ne plus vouloir est la maladie de la volonté de puissance du désir.
commentaire n° : 3 posté par : Larma le: 31/03/2007 08:31:32
et cela est philosophiquement si pertinent.
ce matin, j'ai le désir vif d'être. je suis donc.
commentaire n° : 4 posté par : Objectif-P (site web) le: 31/03/2007 08:48:54
Il y eut un matin et il y a un soir.
commentaire n° : 5 posté par : Larma le: 31/03/2007 09:06:13
"nous ne sommes que si tel est notre désir"

très belle formule.

qui me fait penser à Nietzsche.

mais rien dans les sociétés occidentales où nous vivons ne nous aide à "être"
bien au contraire, les troupeaux obéissants sont plus faciles à gouverner.

bon weekend Marc
commentaire n° : 6 posté par : céleste (site web) le: 31/03/2007 09:23:47
On serait là par pur désir (vie-volonté), on existerait à son corps désirant (un matin) ou défendant (un soir) (vie-représentation). Merci à tous d'être là et encore plus à ceux qui le montrent. Bon week-end!
réponse de : Marc (site web) le: 31/03/2007 09:50:14
"un phénomène n’existe que s’il est observé". Oui... Et nous-même, de la même manière, n'est-ce pas parce que nous sommes pris dans le regard de l'Autre que nous existons ?
A prendre peut-être aussi dans l'autre sens, à l'envers, ton autre proposition : "observer est le résultat d’une décision." Peut-on aussi se laisser observer (disons par le monde, ou par Dieu) ?  Klee : "Les arbres me regardent, me parlent. Moi je suis là écoutant..."  Nietzsche donne la clef : "l'essentiel, c'est justement de ne pas vouloir, la capacité de suspendre la décision". 
 
commentaire n° : 7 posté par : viator (site web) le: 30/03/2008 22:25:29

De très bonnes questions et des compagnons de route d'une incontestable profondeur! A la prochaine lune!


réponse de : Marc (site web) le: 10/04/2008 15:41:56

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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