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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

roue libre

La méditation nous apprend qu’il y a d’innombrables niveaux de conscience. En voici deux, à titre d’exemple.
Depuis l’un, on dira qu’il faut une côte (l’effort) avant la descente (le laisser-faire propre à l’extase). C’est ce que nous enseignent la plupart des « maîtres spirituels ». Faites effort, persévérez sans relâche dans votre recherche de la Réalité, disent-ils.
Depuis l’autre, on percevra qu’en enseignant cela les « maîtres » construisent une côte illusoire dans le mental du disciple. Et le sommet s’éloigne toujours un peu plus dès qu’on pense l’atteindre, comme un mirage, comme sa propre ombre que l’on désire rattraper.
Et si l’on était depuis toujours sur la descente, depuis l’éternité de la conscience*? Il suffirait alors de se laisser emporter par la pente dès cet instant. Surtout, ne pas essayer.





*: Comme le cycliste qui, dans une longue descente, se rend compte qu’en pédalant il ne va aucunement plus vite.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
Se laisser porter tout simplement
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M
L'herbe pousse bien toute seule, n'est-ce pas?
L
Cher MarcTout est question de point de vue. On pourra aussi dire que grimper vers le sommet est un but en soi. Dès qu'on aura atteint le sommet on pourra ensuite se dire que descendre est un but en soi.Pas d'objectif ultime pas d'illusion, pas d'illusion pas de déception. Pas de déception = sérénité de l'âme.
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M
Certains points de vue révèlent de bien particuliers niveaux de conscience, cela dit.
M
dis, tu n'as jamais pédalé à vélo quand tu étais enfant et te laisser mener par la vitesse dans une descente ?Roue libre je dirais, et le plus souvent possible, se remettre en question.Prendre des risques permet de se découvrir ...AmicalementMireille
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M
J'ai même eu une trottinette, Mireille!Amicalement,Marc
L
Il faut déjà être du bond pour le saisissement de l'extase . Mais qui d'elle ou de nous est l'aigle? Qui d'elle ou de nous est la proie?
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M
"There is neither creation nor destruction, neither destiny nor free-will, neither path nor achievement; this is the final truth*." <br /> Si c'est exact, que dire alors de l'aigle et de sa proie?<br /> <br /> <br /> *: Ramana Maharshi, The collected works of Ramana Maharshi, Tiruvanamalaï, p. 137
C
J'avoue cher Marc que je ne comprends pas ce qu'est l'extase en tant que "non expérience", nous ne faisons toujours qu'expérimenter quoi que l'on fasse. Et j'avoue ne pas trop bien faire la différence entre l'éveil et l'extase, sans doute parce que je n'ai pas assez lu sur le sujet, je ne fais que me référer à mes "expériences" personnelles. L'éveil est paraît-il un état qui se maintient donc permanent, moi je dis que non et que tout dépend de l'individu vivant cette expérience ... la seule chose à retenir est que l'on n'en oublie jamais les effets.<br /> Extase /Eveil, j'ai tendance à croire certainement bêtement que c'est la même chose.<br /> bien à toi <br /> cat
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M
Extase/éveil : Si je te disais que je sais ce qu’est le second, je serais nécessairement un menteur*. Pour approcher ce concept il faudrait être d’un autre monde, pas de celui, le nôtre, dont Mohammed Iqbal, ce grand poète pakistanais, a dit qu’en son sein, « seul le changement a la qualité de la permanence ». Dixit Hui-neng : « Et d’abord rien qui soit, si ce n’est ce que vous avez créé avec votre mental illusoire et créateur d’illusions. » L’éveil serait l’illusion "suprême", confortant l’esprit dans la facilité de ne plus chercher et le préservant ainsi de ce qu’il croit être le danger de sa propre mort, l’éloignant de la tâche de « se perdre à l’œuvre jamais faite de vider** ».Quant à la confusion savamment entretenue entre les deux termes évoqués, elle semble être aujourd'hui une importante source de profits pour une certain nombre de gredins du "new age".Amitiés, Cat.Marc<br />  <br /> <br />  <br /> * : “As the attainment of the Tao does not involve a continuous movement from error to truth, from ignorance to enlightenment, from mayoi to satori, the Zen masters all proclaim that there is non enlightenment whatever which you can claim to have attained. If you say you have attained something, this is the surest proof that you have gone astray. Therefore, not to have is to have; silence is thunder; ignorance is enlightenment.” (The zen doctrine of no mind, D.T. Suzuki, Rider & Company, London, 1970, p. 53.)<br /> ** : Géographie et mobiliers, W. Lambersy, Ecrits des Forges,  Trois-Rivières, Canada, 1991, p.153.