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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

délivrance

2/2
... Le temps qu’il faudra pour que la vallée voie ses eaux retrouver leur cours naturel après la destruction du barrage dépend de la hauteur qu’avait celui-ci, symbole ici de ténacité de l’effort, du désir de Vérité.
Les eaux redevenues placides ne seraient cependant plus celles du barrage. Bien qu’elles ne « voient » aucune différence (la comparaison étant étrangère, selon toute vraisemblance, à la sensation de Brahman évoquée hier en note) avec ce qu’elles ont connu quand elles étaient retenues, il y en aurait une, et de taille: elles seraient libres et rien ne barrerait plus leur cours.
L’effort, le désir (même de Vérité), le mental, le temps, l’ego…: tous concepts semblables en cela qu’ils exprimeraient l’idée d'entrave.




 

P. S.: Une délivrance encore, bien que d'un tout autre ordre: celle d'un sociologue qui posait à la philosophie des questions de poète, dont on apprend le décès. Jean Baudrillard. Un intellectuel habité. Le dernier peut-être.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Larma 08/03/2007 13:12

Je crois oui à la nécessité vitale du barrage, sans lequel il n'y aurait pas transgression ni plus de puissance à espérer de nos eaux vives, qui ne feraient alors que s'écouler pauvrement vers la mer, dans un silence...de mort .  Ne sommes nous pas par cela menacés?

Marc 09/03/2007 10:36

J'aurais la faiblesse de croire que les menaces qui pèsent sur nous sont comme les dieux qui nous intimident: nos propres créations.

Larma 08/03/2007 12:26

Il y a deux sortes de barrages: ceux qui se dressent devant nous, qui nous préservent mais nous emprisonnent et qu'il faut d'abord forcer pour élever ceux derrière lequel nos eaux vivantes s'élèvent, et un jour se transforment .

Marc 08/03/2007 12:37

Tu fais sans doute allusion au fait que la barrage est curieusement nécessaire. Je n'ai pas dit le contraire (en date du 06/03): "Il faut chercher pour accepter de ne pas trouver." Merci de ton attention.

Yog 08/03/2007 10:56

Ta métaphore du barrage et de l'eau me fait penser à l'expansion de la conscience. La conscience limitée momentanément par la structure du mental, les entraves du corps, des noeuds émotionnels, peut se libérer lorsque tout ce barrage chaotique cède sous l'effet du lâcher-prise finalement. Le détachement, même si certaines écoles pensent qu'il peut être instantané, se fait progressivement, créant des failles au niveau du barrage. Puis un jour, plus de barrage et l'être a besoin d'un moment de réadaptation pour équilibrer les flots libérés.

Amicalement,

Yog

Marc 08/03/2007 12:24

Très bien dit, Yog.Amicalement,Marc

marianne 08/03/2007 09:36

l'eau se ressource en continu,pas de debut ni de fin,juste un mouvement

Marc 08/03/2007 12:21

Le début, à mon avis, c'est le nuage; la fin, aussi. Un mouvement, quoi.

irene 07/03/2007 22:04

A méditer, mon cher Marc, je te néglige un peu dans les comm, mais je te lis chaque matin... (dés que mon nouveau blog est en place, tout rentrera dans l'ordre...)

Marc 08/03/2007 12:19

Moi aussi, je te lis, Irène.Amitiés,Marc