méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

par catégorie:

au fil des jours:

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Mercredi 28 février 2007

Regardez autour de vous et vous verrez partout de ces cadres dynamiques et joliment cravatés (pour compenser sans doute un teint souvent blafard), en train de s’affronter sur les champs de bataille du marketing avec un vocabulaire de soldatesque: ils remportent des marchés, terrassent des rivaux, tuent la concurrence…
Et quand, pour se reposer quelque peu, ces héros du libéralisme font du sport ou le commentent, c’est le même répertoire agressif. Il y aurait là aussi tout un lexique à dresser de leurs expressions guerrières (où dans le dur combat pour le podium et le pactole, le v de victoire succèdera au a d’adversaire en passant par le e d’élimination).

Il semble que, décidément, ce qui manque le plus à l’humain moyen - des deux sexes depuis que la pretty woman est devenue « dynamique » et belliqueuse elle aussi - en temps de paix relative, c’est... la  guerre.
Comment suggérer à celui-ci que l’affrontement n’est pas tout et qu’apprivoiser le silence, malgré le courage que cela demande, est une alternative aux "profits" non négligeables (dont le moindre serait déjà de redonner un épiderme avenant)?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Oui en effet mais quand on pose la question à ces gens là de savoir si la finalité est bien essentiellement le business, la carapace craque ... il est parfois plus facile de s'oublier dans la course aux pouvoirs ou au fric et éviter ainsi de regarder profondément en soi les manques indéniables qui s'y trouvent. J'ai sévi longtemps sur les marchés financiers, je peux dire qu'il est facile de s'y perdre jusqu'à ce que la conscience s'ouvre de manière parfois brutale.


merci Marc


cat

commentaire n° : 1 posté par : cat (site web) le: 28/02/2007 08:42:31
Tu en sais des choses, Cat. Merci beaucoup de nous faire voir ainsi ce monde.
réponse de : Marc (site web) le: 01/03/2007 12:07:45
En effet, nos instincts combatifs nous ont été peut-être utiles à une certaine période où l'espèce luttait pour sa survie, mais malheureusement, malgré le fait que la situation est différente, ces instincts sont encore présents et se retournent contre nous. L'humain doit maintenant aller vers une nouvelle lutte, celle envers soi-même, afin d'entrer dans un état intérieur pacifié. Mais pour cela, il faut quitter de très vieux schémas.

Amicalement

Yog
commentaire n° : 2 posté par : Yog (site web) le: 28/02/2007 14:08:36
Un commentaire qui nous vient de la hauteur! Merci pour ce magnifique point de vue, Yog.
Amicalement,
Marc
réponse de : Marc (site web) le: 01/03/2007 12:12:45
la guerre consiste aussi à regarder des ombres s'affronter sur un champ de bataille qui n'existe que dans le regard de celui qui observe.... histoire de valoriser le point de vue "pacifique" de l'observateur supposé...une autre forme de victoire supposée...
commentaire n° : 3 posté par : gmc (site web) le: 28/02/2007 15:01:48
Tous les champs de bataille seraient illusoires? Je me tâte, j'aimerais bien... Mais pourquoi l'illusion ressemble-t-elle alors à un champ de bataille plutôt qu'à un pré de montagne en été? Je me tâte encore...
réponse de : Marc (site web) le: 01/03/2007 12:18:10
On pourrait penser que ces comportements agressifs sont le resultat d'une societe apaisee ou l'homme n'est plus en danger de mort. Pourtant dans les pays en guerre la combativite existe dans le civil comme dans le militaire. La reponse se trouve peut-etre dans l'eclatement des structures economiques et le manque de securite economique au travers de la globlisation.
commentaire n° : 4 posté par : Nathalie K. (site web) le: 28/02/2007 17:43:21
Une lecture sociologique bienvenue et pour laquelle je vous remercie. Il n'est jamais inutile de se rappeler l'importance d'une approche pluridimensionnelle des phénomènes. Remarquez cependant que sur ce blog nous les envisageons le plus souvent sous un angle psychologique, ou plus exactement psychanalytique (au sens non freudien du terme).
réponse de : Marc (site web) le: 01/03/2007 12:28:52

Ils rêvent et nous rêvons tous éveillés...


Amicalement - Jack Maudelaire

commentaire n° : 5 posté par : Jack Maudelaire (site web) le: 28/02/2007 18:22:14
Sybillin...
Amitiés,
Marc
réponse de : Marc (site web) le: 01/03/2007 12:20:02
PORTRAITISTES

L'illusion ressemble toujours
Au portrait qu'en fait le regard
Les yeux enrhumés apprécient les paysages
Qui leur permettent de se valoriser

Croient-ils

Des formes mouvantes se déploient
Dans une neutralité impériale
De caryatide insolente

Sur ces mouvements se réverbèrent
Les projections des regards opaques
Créateurs de chimères distrayantes

Où est la guerre
Sinon dans l'oeil qui la peint
commentaire n° : 6 posté par : gmc (site web) le: 01/03/2007 13:19:41
Réaliste, ce tableau...
réponse de : Marc (site web) le: 02/03/2007 09:19:19

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

Cliquez ici pour recommander ce blog

recherche (mot-clè)

W3C

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus