faute de mieux
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
De la pensée…
Nous pourrions seulement concevoir ce qui est passé, à savoir la pensée précédemment formée.
C’est pourquoi penser, ce serait se connecter au temps, ce serait se relier à l’illusion, ce serait abandonner
…. à la parole
Nous pourrions seulement exprimer ce qui est passé, à savoir la pensée précédemment formée.
C’est pourquoi parler, ce serait se connecter au temps, ce serait se relier à l’illusion, ce serait abandonner
(Ecrit à j-1 avant le "blackin" proposé par l'alliance pour la planète)
oui le temps d'exprimer les choses et c'est déjà du passé ... voilà pourquoi parfois nous regrettons ce que nous venons de dire car car déjà plus adapté à la situation.
Ceci posé nous sommes des êtres de communication, alors comment faire ? Il nous faudrait peut être utiliser la télépathie alors le temps s'abolirait puisque tout serait dans l'instant ... Difficulté : des milliards d'infos à traiter au même moment souvent contradictoires, forcément !
merci Marc, j'adore tes réflexions
cat
Ne nous perdons pas en abstractions...
amicalement Marc,
cat>>Marc
Penser, parler, communiquer, rien de mal à cela, Cat. Mais quid de penser malgré soi?
Question : comment fais-tu pour penser malgré toi ??? comment fais-tu pour sortir de toi ... comprends pas ??
Cat>Marc
Ok je comprends ce que tu voulais dire, j'ai suivi les cours d'Assagioli donc je connais bien .. mais je pense toutefois et il serait temps peut-être que la psychanalyse fasse un grand saut ou modifie en tous cas ses façons de s'exprimer. Nous ne sommes jamais hors de nous-même c'est impossible et penser malgré soi est une déformation de la vérité. Nous sommes absents à nous-mêmes, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. En psychosynthèse, justement il s'agit de relier l'inconscient, le conscient et le Soi, l'ensemble harmonisé avec le corps mais nous sommes évidemment toujours dans l'identification notamment des sous-personnalités que nous avons développées notamment pour nous protéger car la plupart sont instituées dans l'enfance. Il est très difficile d'investiguer en profondeur, seul à mon sens une bonne psychanalyste peut nous amener à une vraie conscience de notre fonctionnement et attaquer la méditation ou la recherche du SOI sans avoir au préalable nettoyer ses profondeurs me paraît déraisonnable et dangereux..
Bon peut-être que je joue avec les mots mais sur des sujets comme ceux que tu développes, il faut à mon avis être très précis.
merci à toi Marc
cat
Cat à Marc
Cher Marc, je ne me permettrai pas et en aucune façon de te faire remarquer une imprécision puisque tel est le mot que tu emploies et qui suis-je donc pour le faire ?? non j'essaie juste de cerner au mieux ce que tu as voulu dire afin d'y répondre au mieux et parfois j'avoue l'imprécision envahit mon cerveau et le ramollit quelque peu !
merci de tes compliments et de ta gentillesse, j'en suis toujours émue car rares !
merci à toi Marc
cat
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
vous avez dit: