faute de mieux
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
Cinq choses que vous ne savez pas de moi... C’est le jeu « pyramidal » qui circule sur la blogosphère en ce mois de janvier: vous y répondez et vous passez le relais à cinq bloggeurs. La ravissante Céleste m’a refilé le devoir. Comme je ne peux rien lui refuser, je m’y attelle à ma façon:
Parler de ses lieux de prédilection, c’est aussi parler de soi, me semble-t-il. En voici donc quelques-uns où j’ai trouvé que soufflait l’esprit:
Les églises des monastères du Mont Athos bien avant le lever du jour
Le Nemrut Dag quand le soleil se lève ou se couche
Borobudur, aux pieds de n’importe quel Bouddha de pierre
La presqu’île de Chasté, en Engadine, où Nietzsche a écrit ses plus poignants aphorismes en mangeant des myrtilles
En Inde enfin, deux lieux précis :1) La pièce au premier étage du num. 11 de
A Yog maintenant, et aussi à Claude, Cat , Genfi et Koan
Bien sur il est inutile de te dire que mes lieux de prédilections se trouvent partout où il y a de l'eau dans tous les états de la matière et dans toutes ses formes (sources, rivières, océan, mer,...). Ni que mon endroit sacré est sous mon olivier dans mon jardin, ou bien encore dans les cavernes à la recherche de la civilisation et de ce qui fonde l'humain... Tout cela ne compte pas bien sûr... (je m'en doutais)... Donc, je dois trouver cinq autres lieux ou choses que tu ne connais pas de moi...
1) J'ai une bible, dans laquelle j'ai glissé tous les souvenirs auxquels je tiens, des photographies, des mots de pardons que l'on m'a offert et pour lesquels j'ai pardonné, mon premier prix du plus "joli sourire d'insouciance" qui m'a valu une bonne fessée en classe de CP. C'est un scoup! des dessins des enfants... Avec ma bible on pourrait faire un livre sur moi. Je ne suis pas pratiquante, je vais rarement dans les églises, je trouve dans la nature suffsamment d'éléments pour m'émerveiller et m'éveiller spirituellement.
2) J'ai un Coran, sourates et versets, dans lequel je puise une source merveilleuse de beauté à la lecture. On y parle de jardins arrosés de courants d'eau, de fruits comme dans la bible de l'Eden.
3) J'ai des extraits du Vajrayâna, dans lequel je puise les éléments qui m'instruisent vers un chemin de karunâ. J'ai quelques livres du Dalaï Lama. Car je suis en quête perpétuelle de source de savoir. J'évolue dans les quatres nobles vérités.
4) Pentateuque, Deutéronome "Souviens toi des jours anciens, médite les anales de génération en génération...ils te diront" j'inscris donc cette recherche dans mes tablettes et je regarde toujours d'où je viens pour rester à ma place, et je viens de la terre, j'aime toujours faire des pâtés avec de la bouillasse, même si j'ai des allures de grande dame, en ce sens je suis comme Candide, je cultive mon jardin, et je vis pieds nus, presque toute la journée. Si je sors je porte des hauts talons... Bien sûr..
5) Je grimpe sur le toit facile, je démousse les tuiles, je repeints les volets, je fais mes 100m2 en un temps record, j'ai eu fabriqué des meubles, il n'y a pas si longtemps j'ai fait du béton et j'ai rentré quatre tonnes de sable à moi toute seule avec ma brouette et sous la pluie.
Je suis loin d'être raisonnable...
Je t'embrasse Marc, je ferai passer dans deux jours
j'ai été une enfant très maltraîtée//je suis mesurée surdouée et c'est pas facile//je voulais être chirurgien et faire terre des hommes//j'ai été initiée au chamanisme et suis psychopompe//je suis une éternelle solitaire
Merci Marc
cat
Bonjour Marc,
je viens de répondre à ton invitation sur mon blog.
Amicalement
Yog
...il semble que l'ouvrage cité soit épuisé!...peut-être vous en reste-t-il un exemplaire à la vente?...j'en suis preneur!
La richesse de votre blog m'oblige à plusieurs visites avant de tenter un commentaire...mais déjà, un trés grand Merci!!!
Bien à vous par delà les visages et les mots
Philippe Laurent. Nice.
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
vous avez dit: