faute de mieux
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
Méditer
ce serait être dans l’état de l’après orgasme
l’esprit erre là où il veut
exerçant sans effort
la plus forte résistance
à l’ordre, au désir,
au conditionnement d’être agité
l’esprit vague voguerait libre
Méditer
idéalement
ce serait (peut-)être l’orgasme même
un orgasme sans fin
l’esprit alors ne voguerait pas encore, libre
il serait toujours immobile.
oui l'orgasme, ce moment de vide intense où tout est plénitude ... moralité, faisons l'amour le plus souvent possible !
cat
Le rapprochement et l'abandon du corps et de l'esprit. Le voyage sans fin. La communion et la jouissance ultime...
Je vous rencontre par Bruno... Et je me pose un instant. Et je retiens ceci:
«Internet a beaucoup à nous offrir, même l'abrutissement. En naviguant sur ses eaux encombrées, peut-être est-il bon de faire escale parfois.»
Ceci résume à merveille le miroir virtuel... Celui de nos visages et nos états d'êtres... Et même un peu, de la réalité...
ni immobile, ni vague, méditer c'est la clarté au milieu du silence. des choses s'élèvent toujours, quelques pensées comme un film. Voir sans entretenir. aucunement un orgasme seulement une totale présence où le désir n'est plus roi, juste s'abandonner à l'abandon de soi alors que le monde moderne est un continuel retour à soi...
Méditer c'est connaître de l'intérieur par la posture. Je vous le conseille pour parler en pays de connaissance.
... partons méditer... coeur à coeur...
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
vous avez dit: