Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

camouflage

L’humilité serait ce qui cache la sagesse. Le sage ne se tromperait que sur un point: Il se croit moins sage que nous.
Le « fils de Dieu », le prophète, le saint, le « libéré*», le génie, le gourou, le maître (et peut-être même Socrate, les mauvais jours) seraient encore loin de la sagesse. Peut-être plus loin que vous et moi.





*: Cet homme-là a vu le jour en Inde. Selon les tendances, on l’appelle aussi « l’éveillé », « l’illuminé », le « réalisé ».

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
Voir le profil de Marc sur le portail Overblog

Commenter cet article
C
je réfléchis depuis hier sur cette fulgurance, que je trouve parfaite!qui décide du statut de sage?s'est-il autoproclamé ou sont-ce les autres qui le considèrent comme tel?dans le premier cas on peut soupçonner un brin de forfanteriedans le deuxième, il y a l'acceptation du statut (mais comment résister?)et j'ai alors pensé à Diogène.j'aime beaucoup ce qu'a écrit Irène
Répondre
M
Diogène de Sinope, vivant dans un tonneau, cherchant un homme à la lueur d’une lanterne en plein jour, dénonçant la vanité humaine, une sorte de Socrate furieux (selon Platon), sans doute une sage mais peut-être pas autant que Socrate au sens où je l’entendais ici, Céleste: Quelqu’un (et le seul homme) qui sait qu’il ne sait rien, selon la Pythie de Delphes.Le sage est forcément celui qui ignore qu’il est sage (d’où son humilité), étant seulement conscient qu’il ne sait rien, ignorant même que les autres savent en réalité aussi peu que lui. Cette sagesse est forcément rare, chaque homme ayant ses limites en matière d'ignorance attestée. En Inde, j’ai toujours été attiré par ceux qui à mes questions répondaient: « Je ne sais pas, je cherche. » J’ai souvent constaté avec étonnement qu’ils savaient quand même beaucoup plus que ceux qui avaient réponse à tout. Avec les premiers, il était question de réfléchir ensemble (ce qui rejoint ce que dit Irène), pas de conditionner.Méditer, c’est apprendre, au fond. Un esprit enclin au sacré est peut-être un esprit qui apprend, pas un esprit qui sait. Cet esprit progresse (quoi que cela veuille dire). « On ne peut remplir qu’une cuiller vide », dit-on en Inde, encore une fois.Est-ce que cela rejoint tes réflexions?
A
L'humilité n'a avoir avec la sagesse que dans le sens où les deux marque un début de l'humanité.
Répondre
I
J'ai lu quelque part que le sage, ce n'est pas celui qui dit "je sais tout, suivez moi" mais celui qui apprend à nos côtés.
Répondre
C
je crois que le sage ne se croit ni moins ni plus sage, il n'est plus dans la dualité, la question ne doit sûrement pas se poser ainsi pour lui, d'ailleurs y a t'il une question et qui la pose ? <br /> bien à toi Marc<br /> cat
Répondre