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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

régulations

2/2
… en silence
… Enfin lâchons tout, abandonnons aussi l’observateur. Ne nous agrippons pas à lui. N’ayons pas peur de le détruire, de n’être plus ce « je ». Tant qu’il y aura cette sensation d’être « je », le mental ne sera pas au repos; « je » est la dernière pensée dont il faut se rendre quitte. Mais que c’est difficile de lâcher prise, de n’être plus, de n’être rien!
Nous comprenons que c’est cela le dernier pas à faire; et pourtant nous avons peur, nous reculons, nous postposons. Nous savons que c’est stupide, qu’il n’y a au fond rien à craindre et beaucoup à gagner, mais c’est pourtant plus fort que nous.
Ce dernier pas, pour dans ce corps rejoindre le tout, le ferons-nous jamais?

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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julien 23/12/2006 15:23

Je tente une autre approche: cette peur du lâcher-prise, de l'abandon du Je serait nécessaire, protectrice, presque mécanique, aussi longtemps que nous n'avons pas constitué en nous de canal suffisemment contenant ET suffisemment ouvert pour que l'énergie première puisse nous traverser sans dommages. Ne sous-estimons pas la puissance que nous pouvons libérer en restant assis sans rien faire! Et ayons la patience de laisser advenir, grâce à la pratique régulière, notre capacité à la maîtriser - A défaut, elle serait menaçante (le fou deviendrait fou), et peut-être quelquechose en nous le sait-il, qui ne nous permet de lâcher que ce qui sera contenu plus haut.

Marc 24/12/2006 17:17

Tout est - bien - dit...

Camille 13/12/2006 23:57

et si la disparition du "je" nous rappelait la mort qui approche, chaque jour d'avantage...

Marc 14/12/2006 11:24

Tu touches là un sujet important, Camille. Je connaissais un mahatma en Inde qui trônait à côté de la reproduction de son corps sous un linceul. "Pour ne jamais oublier", disait-il. Je voyais en cela l'oeuvre d'art radicalissime. Cela le faisait bien rire, lui. (Il ne s'appelait pas Laugh'in Baba pour rien.)

Dominique Boudou 13/12/2006 10:02

L'effacement du "je" est salutaire. Mais s'il vient à durer trop, c'est une pathologie. Compliqué, tout ça.

Marc 13/12/2006 16:03

Ce serait lorsqu'ils traversent le fleuve que l'on voit la différence entre le fou et le fou. Le fou se noie, l'autre pas. Ou l'inverse, je ne sais plus.

Jean Christophe Bataille 13/12/2006 08:23

Conception très occidentale : le bonheur est dans l'action.

Marc 14/12/2006 11:15

Entre autres. Mais la question est peut-être: Existe-t-il une telle chose qu'une conception exclusivement occidentale de l'action ou de toute autre chose? Rousseau et Schopenhauer trônent à côté de Radhakrishnan et  Dasgupta dans les bibliothèques d'aujourd'hui; en 8 heures on est à Delhi et en trois clics à  Mahabalipuram....