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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

obstacle

Le pressentiment, superflu et peut-être même fallacieux, de l’existence du futur n'est-il pas une entrave, par l’inquiétude qu'il suscite, à la méditation parfaitement immobile ou encore à celle qui se caractérise par l’action juste?

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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claude 29/11/2006 15:05

Au fait, Marc, pour moi le futur existe, il est ce que l'on veut bien en faire. Le désir est un investissement, il est une préférence pour l'avenir. Dans le Mahâyâa, l'idéal bodhisattva est un désir réalisable dans le futur. Comme le préssentiment il s'agit d'appréhender  le désir et d'en maîtriser les effets. 

Marc 29/11/2006 21:34

Merci à tous pour vos commentaires sur ce concept de futur qui semble intriguer. Objectif-plume a beau se lever aux aurores, il voit juste, à mon humble avis. Il conviendra sans doute que le futur existe d’un certain point de vue, quand le mental se meut et le crée dans la foulée de l’ego et de son désir (de perdurer). Mais quid pour le mental immobile, reposé, contemplatif, extatique, vous demandera-t-il?Regardez un arbre à n’importe quelle saison d’année: pensez-vous qu’il s’inquiète de l’état de son feuillage à la saison suivante? Il est là dans le présent de sa sève. Ainsi en est-il de la nature. Seul l’esprit invente un futur dont il ne sait trop que faire et qui l’épuise fort. Ainsi donc, soyons plus malins et comme le préconise Objectif-plume (excellents photographes au demeurant), intéressons-nous à maintenant.

claude 29/11/2006 15:00

Ce détachement à l'objet, et à l'être n'est qu'un cheminement vers la mort. Ce que tu nous proposes et si je comprends bien dans la pratique c'est d'être végétatif. C'est accepter la finitude jusqu'à l'aboutisme. Hos la vie pour les hindous est ce qu'il y a de plus précieux. Le varayana dit "l'existence humaine est le bien le plus précieux pour réaliser l'éveil". Il en fait même une condition nécessaire et indispensable. La non esixtence qui réside dans la méditation, demande le respect de la vie afin d'atteindre la Karuna. (compassion).
Le préssentiment est un outil à disposition donné par la vie, duquel on doit se servir avec sagesse pour atteindre l'action juste. 

Camille 29/11/2006 14:20

en ce moment je suis à mal dans mon rapport à l'autre... être avec lui sans projeter mon futur, sans ressasser mon passé, sans pointer l'index vers ma poitrine, sans le faire vers l'autre sinon il projete à son tour futur et passé et joue de l'index.... il reste quoi?..... respirer, sourire, sentir, regarder, toucher, goûter .... et se taire.... pour dire l'essentiel du moment qui se vit.... mais qui comprend ça et a envie de ce partage-là, sans futur, sans passé, sans égo à mesurer, à valoriser? Ne peut-on le vivre que dans la solitude, obligé de revétir le masque social dès qu'il y a contact à l'autre?...

Objectif-plume 29/11/2006 05:59

tout à fait d'accord.
Le futur n'existe pas. Le présent est créateur d'espace de demain. intéressons-nous à maintenant.

Milko 27/11/2006 21:02

J'ai parfois l'impression que tu exprime en mots les tribulations et questions qui m'on occupés pendant plus de 20 ans lorsque je pratiquai quotidiennement la méditation Vipassana...
Maintenant cela fait 10 ans que je ne pratique plus et mes questions sont toutes autres...
A+

Marc 29/11/2006 21:38

J'espère que tu as bonne mémoire quant à cette ancienne période de ta vie. Je me permettrai de te consulter lorsque l'on parlera du Vipassana, cette très ancienne et excellente façon de s'asseoir.