faute de mieux
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
La méditation en tant que pratique serait une forme d’auto-hypnose.
La méditation en tant qu’observation désintéressée serait une forme d’auto-psychanalyse.
Marc > Je sens une évolution dans votre pensée, je me trompe ? Dans votre note du 24 octobre vous indiquiez : "je considère que l'effort est le principal ennemi du méditant". Dans mon propre commentaire du même jour, j'émettais l'hypothèse suivante : " Par ailleurs, l’effort de ne pas penser, s’il ne conduit pas à « la » méditation, procure en tout cas des résultats qu’on pourrait rapporter de façon similaire. Cet effort est particulier entre tous en ce sens qu’il y faut justement « redoubler » d’effort, provoquer l’oubli de penser, un oubli qui ne peut être qu’oubli d’oublier, c’est-à-dire qui n’atteint son objectif qu’en s’oubliant comme effort, et atteignant ainsi, paradoxalement, son objectif. On acquiert alors, là aussi, ce qu’on n’a pas non plus cherché… La méditation est peut-être un effort qui s’ignore, qui s’est oublié quelque part sur son propre chemin." N'est-ce point une réponse à votre question du jour ?PS/ Je regrette les problèmes d'écriture et l'absence d'aperçu avant envoi chez Overblog !! Mon com' précédent n'a pas pour vocation de s'imposer !! Je n'ose même plus "sauter à la ligne" !! Rageant !
La méditation est une écoute, une écoute qui s'écoute elle-même, un regard qui se regarde lui-même, le lieu non localisable de mon être où je suis à la fois ce qui regarde et ce qui est regardé...
Méditer pour moi c'est accueillir le silence de son Etre profond, qu'importe si mon silence ou ma méditaiton n'est pas "parfaite" à mes yeux. Au niveau de l'observateur neutre en moi, oui je pense comme toi que c'est un genre de psychanalyse sans jugement. ça englobe tous les aspects de ce que je suis.
Bon week end
Dia
la méditation est une forme d'autohypnose ? Oui je suis d'accord dans beaucoup de cas...
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
vous avez dit: