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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

expertise

« Le monde du 21ème siècle est truffé d’experts et le monde va de plus en plus mal », faisait remarquer Maudub dans un commentaire fouillé de mon texte du 6 octobre.
J’ai compris vraiment ce qu’il entendait par là ce week-end en découvrant dans mon jardin au soleil l’interview que (le très souriant) Boris Cyrulnik accordait au Nouvel Observateur. Un expert, en voilà bien un: Claude Weill, qui a réalisé ce dossier, nous le présente comme faisant son miel de la neurologie, de la (pardon: des) psychanalyse(s), de la psychologie, de la biologie, de l’anatomie, de la sociologie, de l’éthologie animale, de la philosophie et même de l’esthétique. Un vrai expert, donc. Et qui allait nous en dire plus sur l’art d’être heureux, comme le suggérait la couverture de la revue.
L’article m’a laissé quelque peu sur ma faim. Sa technicité doit avoir découragé plus d’un lecteur. Ce qui m’a sidéré, c’est l’absence de références à la méditation, au recul, au silence. Ne sont-ce pas là des pistes importantes pour trouver le bonheur?
Méditer rend heureux en cela que l’on y ressent cette extatique impression de faire la bonne chose au bon moment. Définir le bonheur est problématique, c’est entendu, mais de là à dire qu’il n’existe pas en soi, que « c’est la victoire sur le malheur qui crée le sentiment de bonheur », comme le prétend ce spécialiste, c’est un peu court. Définir le malheur est peut-être plus aisé: le malheur, ce serait, à mon humble avis, confondre les causes (ou ce que l’on croit être les causes) du bonheur avec le bonheur lui-même. Ou je me trompe fort, ou cela n’a pas été relevé non plus dans cette longue interview d’expert.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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M
Bonjour Marc,<br /> J'ai noté, il y a longtemps cet extrait d'un petit poème d'un homme admirable, Jean Trémolières :<br />  Il avait cherché toute sa vie<br /> Avec des appareils si compliqués...<br /> Avec des plans, des budgets, des projets<br /> Des rapports, des thèses, des publications,<br /> Il " cherchait " " sur la vie ", il a-na-ly-sait les phénomènes...<br /> Et puis un jour aprés bien des jours,<br /> Il s"est agenouillé auprés d'un brin d'herbe <br /> Et il a écrit, au crayon, sur un vieux papier:<br /> " LA VIE A ENVIE DE VIVRE "<br />                                Bonne fin de semaine<br />  
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C
Moi je médite Dominique, à la caisse du supermarché, dans les bouchons... partout où mon action est entravée... pour économiser mon énergie au lieu de l'épuiser dans des raleries fondées, mais sans issue. Lorsque je dois subir une contrainte pour laquelle je ne peux par l'action rien changer, je médite. C'est à dire, je fais de mon présent, non plus une prison dans laquelle je me sens enfermée, mais un lieu de recueillement, de prise de conscience... je suis là, seulement là, je n'y puis rien changer... et au lieu d'échaffauder, j'accepte... et petit à petit, je trouve à la situation un charme qu'elle n'avait pas auparavant et l'occasion d'en faire quelque chose de créatif et de positif. C'est un véritable exercice qui ne produit pas ses fruits du premier coup!
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L
La méditation est un peu comme un gouvernail de navire.....par une mer agitée....elle à conserver une bonne direction....malggré la tourmente......<br />  <br /> Alors le sud?.....;))<br /> Aumoins le rêve..!!!!<br />  <br /> ly<br />  
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Cyrulnik n'est pas Sansot ou Théodore Monod, certes, mais le bonheur n'est-il pas à faire partout ! Le silence, la rêverie, la promenade en soi, la pensée vagabonde, oui, bien sûr. Mais quid des embouteillages, des queues dans les supermarchés, du bruit diffus ou non des villes ? Comment faire assez un peu de bonheur en soi pour y faire face ? Dans quelles profondeurs puiser le détachement nécessaire ?<br /> La méditation c'est très bien, mais elle ne peut répondre à tout. C'est heureux d'ailleurs. Le jour où une discipline aura réponse à tout, c'est l'univers tout entier qui s'en trouvera rétréci.
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