méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

par catégorie:

au fil des jours:

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Vendredi 29 septembre 2006
Parler de méditation hindoue, bouddhique, chrétienne, musulmane ou autre n’aurait pas de sens. Se revendiquer d’une méthode en ce domaine serait n’avoir rien compris à sa grandeur, à son mystère, à son universalité; ce serait ignorer tout de ce silence duquel rien ne peut être dit.
Tout comme Dieu - dont certains disent même qu’il est à leur côté -, la méditation devrait sortir de tout carcan sectaire et échapper à toute appropriation pour redevenir l’affaire de chacun … dans le silence du petit matin par exemple, quand le jour n’a pas encore ranimé tous les oiseaux.

*


« Peu à peu se développait et mûrissait en Siddhartha la notion exacte de ce qu’est la Sagesse proprement dite, qui avait été le but de ses longues recherches. Ce n’était somme toute qu’une prédisposition de l’âme, une capacité, un art mystérieux qui consistait à s’identifier à chaque instant de la vie avec l’idée de l’Unité, à sentir cette Unité partout, à s’en pénétrer comme les poumons de l’air que l’on respire.* »
Arte nous propose de passer la soirée aux côtés de cet homme exceptionnel, campé de façon magistrale par Hesse dans une Inde du temps du Bouddha. Nul doute qu’il y a pires fréquentations, un vendredi soir. Infos sur le film sur arte.tv.




* : Siddhartha, Hermann Hesse, Livre de poche, 1989, p. 191

par Marc publié dans : actualité
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

Il est inadmissible qu'un tel billet soit sans commentaire (comme en terre) Je prie ET je medite. Du coup, je suis un parfait asocial, ceci pour dire que méditer, c'est perdre le "monde" (système) de vue , et ce n'est pas une mince consolation...
commentaire n° : 1 posté par : koan le: 29/09/2006 19:18:18
Mes « billets » sont toujours sans commentaire (le mien, pas ceux des autres, que j’apprécie). Ce sont des fulgurances, en réalité. Comme des koan, des premières pensées.
« Première pensée, meilleure pensée », disait Chogyam Trunpga Rinpoche, gourou de Ginsberg.
Mais qui donc a dit « C’est à surprendre ou à laisser» ?
réponse de : Marc (site web) le: 29/09/2006 19:43:29
Je trouve cette fulgurance très pertinente. D'ailleurs, je disais presque la même chose, pas plus tard qu' hier. Comme quoi, coincidence quand tu nous tiens.
La méditation ne se laisse pas enfermer ainsi et c'est bien de le rappeler, à l'heure où le spirituel devient de plus en plus un commerce.

Merci pour ce billet inspiré.

Amicalement

Yog
commentaire n° : 2 posté par : Yog (site web) le: 29/09/2006 20:59:31
La méditation est une faculté qui appartient à tous. Malheureusement, pour des raisons très diverses, elle est fort peu pratiquée dans la vie de tous. Pour méditer, il faut penser et penser c'est difficile pour Homo sapiens (=homme qui pense!).
commentaire n° : 3 posté par : pierre (2) (site web) le: 29/09/2006 21:55:40
Mais qu'est-ce que méditer ?

Est-ce une technique pour atteindre l'éveil, ce qu'enseignent beaucoup de religions, philosophie et autres...

Est-ce un art d'être et de vivre lorsque l'éveil est atteint, de façon permanente ou ponctuellement ?
commentaire n° : 4 posté par : Elena (site web) le: 29/09/2006 23:28:47

John Cage disait, Elena, que ses choix consistaient à choisir

quelles questions poser.

("My choices consist in choosing what questions to ask.")

réponse de : Marc (site web) le: 30/09/2006 12:59:08
Merci, Marc pour ce que tu nous apporte.
commentaire n° : 5 posté par : claude (site web) le: 30/09/2006 17:46:24
La seule question valable n'est-elle pas : "Qui suis-je "

??
commentaire n° : 6 posté par : Elena (site web) le: 30/09/2006 19:43:14

La seule question valable est peut-être: "Y a-t-il une seule question qui ne soit pas valable?" "A ce dont un esprit se satisfait, on mesure la grandeur de sa perte," disait Hegel.
Cela dit, Ramana Maharshi pensait comme toi, Elena. Il faut l'écouter aussi. Ce fut, à mon humble avis, le plus grand Indien du 20ème siècle.

réponse de : Marc (site web) le: 30/09/2006 22:04:22
Il est vrai que Ramana Maharshi ne répondait à aucune question, si ce n'est pour demander, encore et toujours : "Mais QUI ... veut ci ou ça, demande ci ou ça... ? "

Un retour obligatoire au seul essentiel, parfois frustrant... mais compréhensible pour ma part.

Phrase intéressante de Hegel, que je ne connais malheureusement pas... encore...
commentaire n° : 7 posté par : Elena (site web) le: 30/09/2006 22:39:24

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

Cliquez ici pour recommander ce blog

recherche (mot-clè)

W3C

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus