méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Mercredi 27 septembre 2006

La méditation ne serait pas observée par le mental et se produirait à mille lieues de lui; et lui, il ignorerait tout d’elle. Parler même d’une observation silencieuse et impersonnelle, d’une prise de conscience (même spontanée) serait encore trop. Au fond, on ne pourrait rien en dire, sauf ce qu’elle n’est pas. Dès qu’on voudrait la définir, le conditionnel prudent s’imposerait et les peut-être devraient abonder dans la description.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Commentaires

Bonjour


J'ai placé un lien vers ton blog sur  "Mandala" dans les  "Blogs de visiteurs à visiter..."


Be happy !


Milko

commentaire n° : 1 posté par : Milko (site web) le: 27/09/2006 21:30:09
J'aime beaucoup ce texte, car il aborde la difficulté de décrire quelque chose qui est en-dehors du mental et donc difficilement exprimable. Pourtant, lorsque quelqu'un parle d'une expérience hors-mental, les mots choisis trouveront un écho chez celui qui a vécu une expérience similaire. C'est comme si un lien se crée entre eux, au-delà des mots. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que Lao Tseu dit "celui qui sait ne parle pas".
Pourtant, les mots sont notre meilleur moyen de communication et si personne ne tente de décrire, même maladroitement, la méditation, personne ne pourra y parvenir.
Dire ce que n'est pas la méditation représente bien la position du Bouddhisme zen. C'est par moment la seule alternative qui reste. Ainsi, l'expérience méditative n'est pas déformée par le prisme de notre conditionnement et de nos croyances.
Finalement, le seul moyen de "connaitre" la méditation, ce serait de la vivre. Tout simplement.

Amicalement

Yog
commentaire n° : 2 posté par : Yog (site web) le: 27/09/2006 22:28:43
Bonsoir Marc,

"La méditation ne serait pas observée par le mental" : j'adore cette possibilité : alors on serait totalement libre et non jugé pendant ce moment de paix !

NB : Ok pour que vous (ou tu ?) fassiez le lien vers mon blog "Attitudezen" (ne mettez pas "Mireille" qui ne représente rien :; je préfère "Attitudezen"-)

Au plaisir de revenir ici,

Amitiés dans le Dharma

Mireille




commentaire n° : 3 posté par : mireille (site web) le: 06/11/2006 22:45:36

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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