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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

réalisation

Si l’observateur n’existe pas, l’observation n’a pas lieu et, selon l’adepte de la non-dualité, la chose observée n’existe pas non plus. Cependant, pour la majorité des gens ce second point est faux: selon eux ces lignes (par exemple) sur leur l’écran et qui font partie du monde (au même titre que tout le reste) auraient existé même s’ils n’avaient pas été là pour les lire.

Admettons pourtant un instant (d’intense réflexion) qu’il soit vrai, ce second point: Si la chose observée n’existe pas, l’observation n’a pas lieu et l’observateur n’existe pas: cela n’est-il pas plus facile à comprendre? (Reste à voir si cela convaincra les plus sceptiques. Méditons, méditons...)


Cette fulgurance du 2 août de cette année (jardin, 10h50) prolonge et rend plus aisée la réflexion que je vous soumettais le 18 juillet et que je vous invite à relire attentivement: précision.



P.S.: Le billet du 29 septembre 2008 se proposait d’aller plus loin encore qu’un philosophe entendu par hasard dans les médias: surenchère.

 

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Francoise-L. 08/10/2009 09:28


Choisir l'ignorance pour limiter son Univers à ce que l'on désire observer peut être, sur l'instant, confortable mais nocif même à court terme.
Je crois qu'il est préférable de faire un effort pour éduquer sa perception de façon à saisir le relief c'est à dire l'ensemble reçu avec la partie éclairée, plus ou moins satisfaisante, et la
partie ombragée, l'inverse.
Amicalement


Marc 16/10/2009 15:13


Je le crois aussi.
Amitiés.


marie-claude 30/09/2009 15:40


Bien des "choses" existent par le monde dont l'homme n'a même pas conscience pour ne les avoir jamais vues, donc observées . L'univers était bien avant l'homme, bien avant toute observation ...
Mais il est vrai que l'importance que nous donnons aux "choses" découle de notre observation  .
amitié . 


Marc 01/10/2009 10:52


Je vois que tu creuses la question et c'est bien: c'est en effet le but de blog d'inciter à réfléchir (méditer) profondément. Je ne parviendrai sans doute pas à te convaincre (ce dont on se fiche,
toi et moi). Fichte déjà avait bien vu que la distance entre l'"idéaliste" et le "dogmatique" (ces termes ont vieilli, on dirait plutôt matérialiste pour le second aujourd'hui) était
infranchissable.
Bien sûr que l'univers existait avant l'homme et qu'aujourd'hui encore par exemple, nombre d'espèces végétales et animales sur terre nous sont inconnues et même disparaîtront (par notre
faute) sans que nous ne les ayions jamais observées. C'est le moment, si je peux me permettre,  d'élever le niveau de la réflexion et de passer du point de vue anthropocentriste au point de
vue métaphysique (ou peut-être mieux encore: phénomènologique) et de remplacer "observation de l'homme" par "conscience de"... pour approcher cette question cruciale.





fée des agrumes 30/09/2009 10:40


En écho, cette pensée venue de je-ne-sais-plus-qui:
Ce dont nous n'avons pas conscience n'existe pas.
Concept des plus difficile à faire entendre.


Marc 30/09/2009 11:51



Voilà sans doute la citation que tu évoques, fée. (Je l’ai lue un jour dans un journal, donc je ne garantis pas les références):


"Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé. "


Oscar Wilde


Qui va de paire avec ceci par exemple:


"C’est [la photo] un regard et ça suffit. Le monde n’existe que par le regard que vous portez sur lui."


Pierre Tairraz, photographe de montagne (Revue Verticale, num. 91, p. 54)


et:


"Nous voudrions faire observer que tout ce qui porte un nom existe; on peut prononcer des paroles en vain, mais ces paroles en elles-mêmes ne sauraient être
vaines, et le langage a toujours un sens."


Eliphas Levi. Cité par H. Miller. Les livres de ma vie. Gallimard. P. 117.

















marie-claude 29/09/2009 14:41


c'est l'observateur qui par observation révèle la chose observée  ...
qui existerait sans l'observation de l'observateur puisqu'elle est "chose" .
mon amitié . 


Marc 30/09/2009 11:49



Même la physique quantique n’est pas de ton avis (sans parler de Kant, Fichte et les auteurs des Upanishads), chère Marie-Claude: Le principe de complémentarité (Bohr)
souligne une interaction entre la réalité et son observateur. La réalité étant façonnée par l’observateur, il ne saurait être question qu’une telle « chose » existe en dehors de
lui.