méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 12:03
Le 2 juillet de cette année, nous visitions le chef-lieu de l’île de Fehmarn dans la Baltique et dans la rue principale pleine de charme j’ouvris le guidebook sur l’île que nous venions d’acheter. Attablé devant un mug de café bleu nuit, je cherchai ce que l’on disait sur la ville et la rue joliment pavée où j’étais. Je vis une petite photo qui montrait l’hôtel Wisser dans un plan un peu trop large à mon goût. Coïncidence: j’étais assez exactement à l’endroit où la photo avait été prise un autre matin de grand soleil (les photos dans les guides touristiques sont toujours prises des matins comme celui-là). Cherchant comme dans les jeux des sept erreurs de l’enfance ce qui différenciait la photo de la « réalité » je remarquai soudain que les voitures sur le côté droit de la photo étaient les mêmes que celles que je voyais en levant le regard (mêmes modèles, mêmes couleurs, pour les plaques je ne savais dire mais nul doute que… ). Et tout semblait changer sur la photo en même temps que hors le livre. Cette photo retranscrivait (non: retransmettait) donc la réalité d’instant en instant. Elle était la réalité, pas de l’histoire ancienne.
Mais qu’est-ce que la réalité, me demandai-je? N’est-ce pas moi qui la crée? Ou alors ce monde au départ de l’image que je contemple dans le livre, peut-être n’en suis-je que l’impuissant témoin? Témoin de choses terribles ou très heureuses que je vois se passer et que je ne peux influencer, de façon à les atténuer, pour les premières, ou à les encourager, pour les secondes?
J’en étais là, dans mes réflexions profondes, quand une portière s'ouvrit puis se referma et qu'une voiture fit une marche arrière; mais sur la photo elle se rebiffa et n’en fit rien. Le monde revint alors à la normale, ce n’est que l’espace de quelques instants qu’une image m’avait ouvert la porte à un autre champ de perceptions et de questionnements.
Restait la question sur la nature de la réalité qu’en bon (!) méditant* je me gardai bien d’oublier trop vite.




*: Et féru de l'Inde où cette question est éternellement débattue et où le mot réalité est toujours prononcé avec déférence.
P.S.: Ne lisez pas le billet du 17 août de l'année dernière, vous en sortiriez terriblement déprimé: accablement.
Par Marc - Publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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