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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

logique

La vie étant souffrance, la décision la plus fâcheuse* serait celle qui consiste à vouloir la reproduire; la plus sage, celle qui consiste à simplement l’observer afin de comprendre son indéfendable pourquoi.




*: « Fâcheuse » serait remplacé par « cruelle » dans une version moins arrondie de cette fulgurance.
P.S.1 : Pour ceux qui sont d’accord avec cette fulgurance, pourquoi ne pas faire une visite à la fête des Non-Parents qui se tiendra le samedi 16 mai 2009 à la Dolce Vita (37, rue de la Charité, 1210 Bruxelles)?
P.S.2 : Dans le billet du 19 avril 2008 il était question d’aptitudes.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Francoise+-Louise 26/04/2009 15:38

Nous ne sommes capables que de percevoir qu'il n'y ait pas de recommencement. Hier ne peut pas être revécu.
Quant à la suite, dont nous ne pouvons voir que la partie qui précède la ligne d'horizon de nos sens, pourquoi l'imaginer plus désagréable que le chemin que nous parcourons. Je pense que les générations futures ont les mêmes droits à la Vie que la nôtre.
Même si la Vie ne devait être qu'un passage entre deux néants ce que, personnellement, je ne crois pas

Marc 26/04/2009 21:09


Deux citations à méditer pour te donner la réplique, en toute amitié, chère amie:
".... un éclair qui nous est donné entre deux abîmes."
(p. 122, Nucéra, Mes ports d'attache)

Et:

« Même si j'imagine le pire, l'avenir peut surenchérir. »
(Géza Csàth cité par Nucéra dans Mes Ports d'Attache, Grasset, 1994, P. 157)


céleste 20/04/2009 19:41

Si à 23 ans, lorsque j'ai conçu mon premier fils , j'avais eu la capacité de réflexion et les connaissances que j'ai aujourd'hui, j'aurais certainement choisi  de ne pas le faire.mais à cet âge, comme je pense la plupart des jeunes femmes, j'aimais les bébés (je les aime toujours) et j'avais envie d'en avoir un, à moi.fruit de l'éducation?désir inconscient de reproduire l'espèce?les deux probablement.faire un enfant n'a pas été un acte réfléchi, c'était une évidence.j'aime profondément mes enfants jamais je n'ai regretté de leur avoir donné la vie, j'adorerais maintenant avoir des petits-enfants, mais je comprendrais très bien qu'ils choisissent de ne pas en avoir.

Marc 22/04/2009 12:00


Merci pour ta réflexion, chère Céleste.
Il n'est pas question ici d'aimer ou de ne pas aimer les enfants mais de considérer ce qu'implique le fait de les mettre au monde.

"Ces enfants dont je n'ai pas voulu, s'ils savaient le bonheur qu'ils me doivent."
(Cioran. Aveux et Anathèmes. Arcades, Gallimard, p. 17.)


Lilou 20/04/2009 13:29

Et si les enfants nous étaient donnés pour ne pas reproduire la souffrance ..comme la plus belle espérance de nos vies..lorsqu'à travers eux nous commençons à l'observer ?

Marc 22/04/2009 11:56


Et si nous écoutions la bible (pour une fois):
"L'homme enfanté par la femme est bref de jours et gorgé de tracas."
(Job, 14, 1-2)


fée+des+agrumes 19/04/2009 12:06

Je ne sais pas si ne pas continuer la vie est forcément une solution, quand elle est là, elle permet à une âme d'évoluer, est- ce tant malheureux?

Marc 22/04/2009 11:49


Voici ce qu'en pensait Schopenhauer:
"Les enfants me paraissent parfois semblables à des délinquants innocents qui ne seraient pas condamnés à mourir mais à vivre, sans avoir même entendu les attendus du
jugement."
(Le magazine littéraire. Janvier 95, p.55)