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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

métaphore

Dattatreya eut 24 gourous. Et le modeste méditant qui vous parle?
L'un d'entre eux au moins, ce fut cette dame qui montait vers le sommet autrichien duquel nous redescendions avec quelque fierté! C'était il y a quelques années. Elle nous dit en pointant le menton quelque part derrière nous: « J'y monte vite avant l'orage! ». L'orage grondait au loin et ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'il nous rattrape. J'avais un peu peur. Je n'aime pas l'orage. Cette dame, elle, montait. Quelle leçon de courage!
Ou alors c'était autre chose, cette leçon qu'elle a donnée: cette idée que tout dépend de nos habitudes. Cette dame avait l'habitude de la montagne. Et ce qui n'était rien pour elle était tant pour nous!

La méditation, n'est-ce pas un peu comme la marche en montagne? Il faut certes un peu de courage pour s'asseoir en silence avec régularité mais il faut surtout s'y astreindre pour qu'elle devienne un plaisir, voire une nécessité. Même par temps d'orage.




P.S.: Le billet du 23 janvier 2008 inaugurait une série de trois billets sur nos souffrances.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Lilou 24/01/2009 21:33

" Même par temps d'orage" la dame  qui montait le chemin disait par son pas et le calme de sa voix " je connais la montagne par temps d'orage, j'ai touché ses limites et les miennes..je les ai éprouvées en moi au point que mon pas est devenu sûr..il exprime l'accord entre mes propres capacités et l'endroit où je marche " lorsque je connais le chemin, que je suis entré en Accord avec lui ..tout devient simple.. comme le pas du funambule sur son fil.. qui vu d'en bas semble  jouer ..quand force et légèreté créent la souplesse .Alors seulement la vie devient danse ..

Marc 30/01/2009 16:07


Cette dame aussi, dansait sur le chemin caillouteux qui menait au Bussalp...


céleste 23/01/2009 17:18

Belle métaphore!Et c'est bien au niveau de l'astreinte que je bloque, encore.Il me faut encore dépasser une espèce de soulagement dû au fait que j'arrive désormais à résister aux contraintes extérieures qui ne me conviennent pas et que je peux éviter.Ma névrose, au contraire, m'a longtemps poussée à accepter des contraintes extérieures inutiles, voire douloureuses.De ça je me suis libérée, la prochaine étape sera l'acceptation de l'astreinte volontaire...enfin peut-être, j'aimerais bien, il me semble que tout doucettement je vais dans cette direction.baci baci, marcji

Marc 30/01/2009 16:05


Sur l'astreinte du méditant, ne pas bloquer, mais ... méditer. Oh, je sais, c'est facile à dire. C'est tout ce que je te propose.
Moi, je pense que parfois, quand on sait que l'on doit faire quelque chose, on dépasse tout ce qui nous rebute sur le chemin.
Baci, Céleste.