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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

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Il n'y aurait que dans le plus métaphysique des silences que l'on peut concilier ces deux considérations rationnellement incompatibles: d'une part, l'absolue identité (non-dualité) du monde observé et de la conscience qui l'observe et d'autre part, la réalité apparente que chacun constate: un monde commun à tous les êtres vivants et peu affecté par les consciences (dualité).
On voit ainsi que la rationalité, cet attribut dont l'humanité est si fière, est inadéquate pour comprendre le monde tel qu'il est (cette ambition noble et pour le moins légitime de l'humain, sa raison d'être peut-être). Ainsi voit-on encore l'importance de la méditation, cette activité qui seule, vraisemblablement, peut donner naissance à ce silence libérateur.




P.S.: Le billet du 19 janvier 2008 parlait d'altruisme, cette si belle chose.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Jean 30/01/2009 17:20

Je me permets d'insister ."d'une part, l'absolue identité (non-dualité) du monde observé et de la conscience qui l'observe..."Sur cette première partie , je ne dirai rien car on ne peut parler de ce que l'on a expérimenté soi même ; il est illusoire de se contenter de répéter ce qu'on a lu .Par contre , je peux affirmer , me basant sur mon vécu , que la conciliation de 'absolue identité (non-dualité) du monde observé et de la conscience qui l'observe et d'autre part, la réalité apparente que chacun constate , me semble impossible .Je vais essayer d'expliquer pourquoi .Dans la première partie de la phrase , vous parlez de la non dualité du monde observé et de la conscience .Il faut alors préciser de quelle conscience il s'agit alors .Cette Conscience là , non duelle , neutre , est , selon les hindouistes et les bouddhistes , en absolue identité avec le monde observé .Par contre , dans la seconde partie de votre phrase , , vous parlez de la réalité apparente que chacun constate .C'est toujours du même monde qu'il s'agit .Ce qui est différent , c'est la conscience qui en prend conscience , ou plutot qui croit en prendre conscience dans le cas de l'immense majorité des humains . D'un coté se trouve la Conscience non duelle , neutre , infinie , non dépendante ,  de l'autre coté se trouve la pseudo conscience de l'homme normal .Ce sont ces deux sortes de consciences qui sont incompatibles , que l'on ne peut  concilier .Ou notre conscience , à un instant donné est neutre , infinie , non duelle , ou c'est la conscience avec des oeillères , conditionnée , limitée ..On ne peut avoir les deux consciences en même temps .La réalité que tout le monde constate , c'est celle vue avec la conscience qui a des oeillères .La réalité non duelle en parfaite identité avec la conscience qui l'observe , est certainement formée des mêmes objets , mais ce n'est plus la même personne qui voit , ce n'est pas la même conscience .Ceci dit , je lis avec beaucoup de plaisir et d'interet tous vos articles !A bientot !

a 04/02/2009 15:23


Je suirs ravi de vous compter parmi mes lecteurs et de savoir que l'un d'entre eux au moins se sert de ce blog comme support de réflexion approfondie. Ce qui est sa raison d'être. Merci de votre
contribution fort bien pensée.


jean 28/01/2009 14:37

   "...Concilier l'absolue identité du monde observé et de la conscience qui l'observe avec un monde apparent ,commun à tous les êtres vivants ."Cette conciliation me semble hasardeuse .Ou la conscience , par le silence profond , devient neutre , voit le monde apparent sans le déformer par les projections de l'inconscient , ou elle reste au niveau habituel et ne voit que l'apparence superficielle .Il me semble que la conciliation est entre la conscience neutre , profonde , sans forme , ...et le monde qui nous apparait .La conciliation , c'est de voir avec la conscience profonde .Ou de tenter de voir avec cette Conscience !Peut être n'ai je pas bien compris votre texte d'aujourd'hui , je n'ai lu que lui , je découvre votre blog .

Marc 30/01/2009 16:29


Je suggérais que cette conciliation est indicible. Dire qu'elle est hasardeuse me semble déjà trop. Seul, dans le silence...
Merci de me lire et de me faire part de vos réflexions (que, moi non plus, je n'ai peut-être pas très bien comprises).


Francoise-louise A-M 20/01/2009 12:07

Parce que le raisonnement, aussi performant soit-il, n'est que le serviteur de résonnement (du "divin" en soi.)Amitié

Marc 30/01/2009 15:24


Va pour le néologisme. Pour ton explication, c'est un peu plus difficile... A méditer.
Amitié


Melegandour 19/01/2009 14:53

Cette réflexion me paraît lumineuse. C'est le mystère même de la conscience, qui ne se résout pas mais s'approfondit par la méditation.Mais pour évoquer ce mystère , ne faut-il pas avoir déjà eu un avant-goût, un léger parfum de l'expérience de la non-dualité ? Cela peut difficilement venir d'une anlyse purement intellectuelle du sujet, il me semble. Qu'en pensez-vous ?

Marc 20/01/2009 10:18


Belle et complexe question.
Dans les Upanishads (dans l’interprétation de la Ramakrishna mission tout au moins, ouvrages édités pour la plupart à Almora, Inde) la non-dualité est partout, ainsi que chez Shankara (advaïta
vedanta darshana) qui l’a théorisée à la perfection, puis chez Krishna Menon et last but not least, chez Ramana Maharshi qui l’a redécouverte sans avoir été influencé par des lectures. Elle a été
aussi plus ou moins supputée par Kant (Critique de la raison pure), Fichte (à lire attentivement : 1ère introduction à la Doctrine de la
science, Vème section, Vrin, 1999, Paris) et Schopenhauer dont voici les premiers mots du Monde comme volonté et comme représentation (PUF, 1996), dans la traduction de A.
Burdeau, revue par R. Roos:
 « Le monde est ma représentation. – Cette proposition est une vérité pour tout être vivant et pensant, bien que, chez l’homme seul, elle arrive à se transformer
en connaissance abstraite et réfléchie. Dès qu’il est capable de l’amener à cet état, on peut dire que l’esprit philosophique est né en lui. » Schopenhauer qui avait lu les Upanishads…
Voilà quelques éléments de réponse que je vous laisse méditer.


marie-claude leloire 19/01/2009 14:10

bien que j'essaye, j'avoue qu'il est difficile de comprendre la complexité du monde des hommes ... Je me contente donc de l'aimer .

Marc 20/01/2009 09:52


Beau sentiment, mais réel ou fabriqué (peut-être inconsciemment) de façon à les supporter, ces hommes?
D'autre part il était question ici de la relation entre la conscience et le monde au sens large, celui que la conscience observe; le monde des hommes, c'est une autre affaire: celle d'un Gustave
Lebon (l'homme des foules), d'un Sigmund Freud (l'homme refoulé) plutôt que d'un Adi Shankaracharya.