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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

précisions

Je désigne la souffrance comme étant la saveur du tiraillement issu de la contradiction essentielle et existentielle (voir les paragraphes suivants) chez l'être vivant (vivant: pléonasme) entre son besoin de consistance (l'ego) et la dure réalité de ce "quelque chose plutôt que rien": sa transitorité intrinsèque, son impermanence [la seule chose permanente étant, théoriquement, ce "rien" dont rien dès lors ne peut être dit, sauf qu'il est peut-être à l'origine du "quelque chose" (cet objet de son désir, sa création, ce en quoi il s'est transmuté)].

Essentielle
:
J'entends par essence ici tout ce qui est (par rapport au rien, à ce qui n'est pas, ce quelque chose que l'on pose (depuis Leibniz seulement ?) comme tel que dans la question : "Pourquoi quelque chose plutôt que rien?"
J'entends par existence cette forme plus élaborée de l'essence, cette partie du quelque chose dotée de conscience et d'inconscience, alors que l'essence non existante serait seulement inconsciemment non existante. C'est la "qualité" de cette inconscience qui marquerait la limite entre conscience et inconscience; dans le cas de l'existence, son inconscience serait un défaut* de conscience, un défaut passager en l'occurrence, regrettable ou nécessaire, alors que dans le cas de l'essence non existante, l'inconscience serait beaucoup plus radicale - cette limite entre conscience et inconscience est floue, il s'agit plus d'une question de physique (de l'infiniment grand et de l'infiniment petit entre autres) que de philosophie, encore que la différence soit ténue entre ces deux disciplines lorsqu'elles sont envisagées à leur plus noble niveau.

Existentielle
:
Chez l'être vivant (doté de conscience et d'inconscience), cette contradiction existentielle est ressentie par un ego [vie-naissance, vie-souffrance, vie-mort]. Cet ego, s'il touche au raffinement ultime, peut décider de ne plus se reproduire, sa souffrance devenant insupportable pour son degré de sagesse ; il peut aussi avoir appris que cette vie n'est pas préférable à la non-vie (souffrance intrinsèque relevée par le Bouddha), ou en être arrivé à la conclusion qu'aujourd'hui, étant donné la surpopulation humaine, les conditions de sur(vie) de sa progéniture ne seront plus supportables.




*: Apanage du non-méditant.
P.S.: Le billet (très court, lui) du 13 décembre 2007 évoquait la seule façon avenante d'échouer: noblesse.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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marie-claude leloire 15/12/2008 16:48

pour moi l'existence est essentielle, avant :rien ; après : rien ...ma quête une recherche de"mieux être", la souffrance rectifie mon chemin ...

Marc 17/12/2008 15:48


« .. cet éclair qui leur est donné entre deux abîmes. »
 (L. Nucéra. Mes Ports d'Attache, Grasset, 1994, p. 122.)


Anomyme 14/12/2008 11:02

La souffrance est peut-être dù à l'explication de la non-existence du fait  qu'il arrive toujours à rien. Le savoir, serait cette essence, obstacle à l'éventuelle et véritable identification de l'existence qui est inexplicable.

Marc 17/12/2008 15:44


Je prends de l'aspirine et je reviens...


Francoise -Louise 13/12/2008 13:48

Nous Sommes ( avec 2 aime comme l'écrirait si joliment Lilou) ce que nous croyons être.J'ai rencontré un prêtre très âgé qui rendait visite à une dame, encore plus âgée que lui, à l'hôpital.Il me dit : Elle dort presque toute la journée.Je lui ai répondu (c'était une autre époque) : A quoi lui sert cette fin de Vie qu'elle passe à dormir pour ne pas souffrir ?Il m'a répondu : Elle a le sentiment d'être très utile à tous, car dès qu'elle se réveille, elle prie pour Nous et quand je lui rends visite c'est une grande joie de prier ensemble un court moment.Celui qui croit être inutile, croit que la Vie aussi est inutile. Et si c'était cette croyance le fondement de la Souffrance? Une croyance tellemnt tyrannique qu'elle filtrerait toutes les informations directes ou indirectes lui étant contraire.Je t'offre la question. Je n'ai que ma réponse et j'en ai besoin. Découvre la tienne.Amitié. 

Marc 17/12/2008 15:41


Et si c'était la croyance inverse (cfr ta phase en gras) le fondement de l'illusion (maya)?
Moi, je n'ai aucune réponse, seulement des questions...
Bises