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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

lucidité

Nommer le créateur et passer tout de suite à le révérer, c'est faire l'impasse sur le vertige qui nous prendrait si nous considérions la démesure de son œuvre. Qu'il est difficile alors, de se concentrer, ne fût-ce que quelques instants, sur les notions d'infiniment grand et d'infiniment petit qui pourtant lui collent à la peau.
Ce vertige qui nous prend lorsque nous y parvenons malgré nos résistances! Alors, nous voudrions ne pas être là. Alors, toute vénération disparaît. Et nous nous surprenons même à oser nous demander si une telle puissance est contrôlée par une main quelconque, tellement elle paraît insensée. Et l'étourdissement fait place aux sentiments d'un sinistre isolement et d'une insignifiance sans bornes.
S'adonner à ce vertige, c'est peut-être le seul vrai courage; et tout le reste, vulgaire distraction.




P.S.: Le billet du 16 octobre 2007 traitait de l'invention du temps et de l'inaptitude à cerner la réalité: impossibilités.
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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Jack Maudelaire 16/10/2008 19:49

Bonsoir Marc,L'infiniment grand et l'infiniment petit n'a pas d'existence avec le silence, telle est ma distraction.Très amicalement, Jack.

Marc 20/10/2008 12:08


Belle pensée, Jack.
Amitiés sincères.


(Pascal) 16/10/2008 15:04

"Le silence éternel de ces espaces infinis, m'effraie"

Marc 20/10/2008 12:01


« J'ai demandé souvent à des vers captieux d'endormir pour un jour la terreur qui me mine. » (Baudelaire cité par Nucéra. Mes Ports d'Attache, Grasset, 1994, P.
109)













Francoise - Louise A-MARTIN 16/10/2008 12:46

Et si on acceptait de ne pas tout comprendre en une seule fois.Et si on concevait la distraction ( dont tu parles) en tant que récrées.Je n'ai pas mis de "?" car ce ne sont pas des questions, quelles qu'en soient les apparences.A bientôtF-L

Marc 20/10/2008 11:49


Accepter de ne pas tout comprendre et passer tout de suite à éteindre l'incendie de la souffrance, c'est ce qui proposent la plupart des bouddhistes. Pourquoi pas?
Bises.


Francoise - Louise A-MARTIN 16/10/2008 11:21

Ce vertige vient de notre tendance à qualifier d'absurde ce qui n'est que paradoxal.Nb: Le site que je vous avais signalé lors de mon dernier commentaire n'est plus ce qu'il était. Il fut auto-censuré.  J'ai commenté cette initiative. Je ne pouvais faire plus.F-L

Marc 16/10/2008 12:17


Absurde ou paradoxal, ce que l'on contemple avec l'intense lucidité décrite dans le billet est (quelque peu?) terrifiant. On comprend que l'on privilégie la distraction. Elle en devient presque
légitime.


fée des agrumes 16/10/2008 11:03

tel le vertige des derviches tournerus...

Marc 16/10/2008 12:07


Il ne faut qu'un simple flûte pour leur faire tourner la tête.