méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Dimanche 13 juillet 2008
Certains voient dans la douleur physique engendrée par une longue assise immobile l’archétype de la souffrance du vivant. Ils pensent qu’il est instructif de se focaliser sur cette comparaison.
Soit. Un jour ou l’autre pourtant, la douleur physique sera vaincue. Que faire alors de l’assise? Si ce n’est déjà fait, se voir tel que l’on est, et ce n’est pas joli, joli. Puis, dans sa vie sociale, rectifier le tir.
Et un jour, qui sait, il n’y aura plus derrière les paupières closes qu’une absence de pensées et le corps jouira alors de l’infini confort de n’être plus châtié par l’esprit.




P.S.: Le billet du 13 juillet 2007 parlait de non-dualité. Un concept extrêmement difficile à appréhender par celui qui a été élevé, qu’il le veuille ou non, au biberon d’un Dieu extérieur à sa conscience.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Commentaires

Un jour, qui sait! absence de pensées!
Je ne désespère pas d'y arriver.
bon dimanche Marc!
commentaire n° : 1 posté par : catherine (site web) le: 13/07/2008 14:52:37
Tu peux arriver à l'instant, à l'instant.
Merci et bonne semaine, Catherine.
réponse de : Marc (site web) le: 15/07/2008 10:35:13
très belle phrase finale

Namaste Marcji
commentaire n° : 2 posté par : céleste (site web) le: 13/07/2008 21:06:32
Comme celle de "Mort et transfiguration" de Richard Strauss, peut-être? ;-)
Namaste Célesteji.
réponse de : Marc (site web) le: 15/07/2008 10:37:37
"Ne plus être châtié par l'esprit" : quel programme, c'est vrai, quand on a grandi sous la menace des péchés mortels et autres enfers promis.
Mais parfois, quand j'arrête de me juger, de juger le passé, de m'inquiéter pour l'avenir, de m'inquiéter pour moi-même, il me semble que j'y arrive, un instant.
commentaire n° : 3 posté par : Mifa (site web) le: 19/07/2008 22:27:25

Je parlais ici de façon plus générale. Être maître de son esprit et non son esclave.


réponse de : Marc (site web) le: 24/07/2008 11:46:50

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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