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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

distinguos

« Nous devons regarder longtemps avant de voir », disait H. D. Thoreau dans A natural history of Massachusetts.
Hier soir, à écouter la nature après le coucher du soleil de printemps, je me disais que ce n’était pas tout: nous devons aussi écouter longtemps avant d’entendre*.
Entendre d’abord les bruits du monde, et exclusivement eux. Ensuite seulement viendra le silence métaphysique, le tout autre chose que l’absence de bruits. Lui aussi peut être entendu.




*: Et peut-être est-ce vrai pour tous les sens.
P.S.: Le billet du premier mai 2007 parlait du mythe de l’accomplissement par le travail. Serez-vous d’accord?
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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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C
avoir le temps, contempler, écouter, être pierre parmi les pierres, feuille parmi les feuilles, humaine parmi les humains, être en harmonie avec la nature, avec le mondene penser à rien, et me sentir extraordinairement vivante
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M
<br /> Voilà.<br /> <br /> <br />
B
Entendre, regarder, ecouter pour connaître c'est le travail de toute une vie Bonne soirée Marc
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M
<br /> Qui commencerait toujours maintenant - ou alors jamais, paraît-il.<br /> Bonjour, Bruno.<br /> <br /> <br />
S
début du texte :Nous avons besoin de lieux ou nous pouvons ècouter le monde,peut être pouvons nous apprendre à écouter le monde à nouveau.Qui sait quel secret se révelerait alors à nous?écouter le monde....quand le soir........
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M
<br /> Ce secret n'est-il pas "ouvert"? (Pour reprendre l'espression-titre de Wei Wu Wei.)<br /> <br /> <br />
S
>Kenneth White (la route bleue)
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M
<br /> Un grand, ce géopoète. Le voici encore, citant Bataille:<br /> « Pour donner une idée de la distance qui existe entre l'homme contemporain et le désert, je dirais que le désert signifie l'abandon total de tout ce à quoi<br /> l'homme contemporain s'intéresse, ce mélange inepte et cacophonique de bouts de science, d'idéalisme, de sentimentalité, de foi et de grands mots. Il n'y a pas de bruit dans le désert. En renonçant<br /> à toute tentative de contrôle rationnel de l'univers, l'esprit devient le rêve de l'univers et nous bougeons dans le rêve. »<br /> Georges Bataille cité par Kenneth White (p. 93, revue Filigrane 3)<br /> <br /> <br /> <br />
L
" lui aussi peut être entendu"quand je respire à travers le mondeet qu'il respire à travers moi.Cette écoute est accordelle passe par tous les senset s'affine toute une vie .
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M
<br /> Et surtout sur le (presque) tard.<br /> <br /> <br />