faute de mieux
« ουτε τι των ανθρωπινων αξιον μεγαλης σπουδης »
Rien des choses humaines n'est digne d'un grand empressement.
Platon, République, X, 604
On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?
Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?
Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?
S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?
Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?
Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !
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La vie serait inutile et absurde. Faire avec ça. Non pas croire le contraire parce que c’est plus facile. Mais le reconnaître et le refuser. C'est le plus beau des courages, celui qu'il faut pour boxer le vide.
La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.
Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…
Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.
merci Marc
bises
cat
Boxer le vide..
Juste donner un sens à son mouvement..
Ainsi créer..sa vie .
plus assez d'énergie pour la dépenser là dedans (c'est l'avantage de la santé qui diminue, on utilise mieux son énergie ;-D )
La vie n'est pas absurde, elle est extraordinaire, physiquement elle avait tellement peu de probabilité de surgir
Elle n'est pas inutile, qd elle se nourrit elle même,
elle est tellement rare qu'elle me semble précieuse suivant le traditionnel adage
en tout cas moi (la vie) je suis émerveillé tous les jours par ce miracle
chaleureusement
Il ne faut pas lâcher ce pour quoi on est fait. c'est ça qui est insubordination :
" Chercher le bonheur dans cette vie, c'est là le véritable esprit de rebellion" Ibsen.
C'est fort pas vrai ?
même si j'en connais les limites j'aime la vie, passionément, je ne veux pas en manquer une minute.
pour ceux que j'aime, pour moi, la faire la plus riche possible.
Bonne journée
chaleureusement
Frédéric
Amitiés.