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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

érection

« Le poids des pensées ». Personne sans doute mieux que le yogi ne peut comprendre cette expression. Assis en lotus, le dos droit, la nuque étirée, les coudes à l’aplomb des épaules, les mains jointes, tous les muscles détendus, son corps grandit quand le vide s’installe. A l’inverse, lorsque les pensées l’envahissent, son échine se courbe, ses épaules s’arrondissent, le mal au dos s’installe à porter ce fardeau…

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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S
<br /> <br /> Curieux que vos renvois d'articles touchent au jour le jour, et, trois ans, jour pour jour, le "poids de vos pensées" est-il plus léger que "le poids du monde", trois ans plus tard ?... Je puis<br /> affirmer, sans flatterie, que le mien oui, il a perdu quelques plumes !<br /> <br /> <br /> <br />
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E
Tu as raison: c'est peser, dans le sens de mettre quelque chose dans les deux plateaux d'une balance. Et c'est moi qui interprête ça dans le sens: être pesant!Finalement, ce commentaire m'aura ôté une idée fausse, un soupçon à l'égard de l'acte de penser (je ne dirais pas que ça me tourmentait, mais...un peu tout de même... Je dirais que les penseurs de la mise en doute des Lumières, alliés aux "nouveaux religieux", quand ce ne sont pas les intégristes, contribuent à rendre la pensée suspecte... On baigne dans cet air là, non?)L'image de la balance est une belle image...
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M
La balance c'est aussi une métaphore du destin. Te souviens-tu de cet handicapé qui dans le film Delivrance balance son banjo sur le pont en dessous duquel passent quatre hommes en kayak, glissant vers leur destin (fatum)?
Y
Merci Marc pour cette belle fulgurance. En effet, le poids disparait progressivement et on peut alors sentir une véritable légèreté qui s'installe en soi. Par contre, je trouve que le mot "vide" peut porter à confusion. Le vide se rapporte finalement, ici dans ce contexte, au fait que la pensée nous quitte, on se vide de nos pensées. Mais ce vide devient alors présence, écoute, une autre qualité de conscience. A ce sentiment de légèreté s'associe peut-être aussi un sentiment de liberté, être libre du joug de nos pensées. Vide de notre existence mentale, mais présent à une nouvelle écoute intérieure.Amicalement,Yog
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M
Une confusion à laquelle tu as mis fin, Yog. Je n'ai aucun problème pour souscrire à ton explication. Personnellement, mon soucis n'est pas de tout expliciter. Une fulgurance doit être respectée un minimum. Adepte du "less is more" j'aime laisser les portes ouvertes, même aux confusions. (Pour méditer, je pense que mieux vaut être confus que repu...)Amicalement.P.S.: C'est chouette que tu sois revenu dans la blogosphère et je me réjouis de retourner te lire régulièrement.
E
Si je me souviens bien, penser et peser ont la même étymologie latine. La pensée c'est du pesant, c'est de la mélancolie (de la bile noire). Il me semble que l'effet (réussi) de la médiation c'est justement d'échapper à cette pesanteur.
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M
L’essence de la méditation est peut-être bien la légèreté, comme tu le suggères.Mon dictionnaire dit que penser vient de pensare (peser le pour et le contre), fréquentatif de pendere (peser). Tu as vu juste.Pour poursuivre dans la veine étymologique, on peut aussi remarquer que méditer en anglais se dit aussi to ponder  (peser le pour et le contre, examiner en profondeur) et que ponderous veut dire de grand poids.