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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

conséquence

« Tout est douleur, tout est éphémère et rien n’a d’individualité propre », remarqua le  Bouddha.
Tout était dit. Il ne restait plus qu’à s’asseoir.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Mifa 06/12/2007 17:16

Merci ! mais sur mon site, pas beaucoup de silence...

Mifa 06/12/2007 12:45

Bonjour, puis-je te citer sur mon blog  (capture d'écran limitée à cet article) et mettre un lien ?  Merci .Mifa

Marc 06/12/2007 16:06

Ce serait un honneur. Moi, je passe te voir un de ces jours...

Milko 30/11/2007 09:16

Tout ce qui existe dans l'univers est soumis à trois caractéristiques : anicca. Toute chose est limitée à une certaine durée et par conséquent, amenée à disparaître.dukkha. Toute chose est insatisfaisante. Il n'y a rien sur quoi on puisse se fier, il n'y a rien qui puisse apporter un vrai bonheur.anatta. Toute chose est dépourvue d'en-soi. Il n'y a pas d'entité propre, rien ne peut être contrôlé.METTA BHAVANAMéditation d’Amour Bienveillant : La méditation est la méthode de développement personnel, mais cela ne suffit pas. D’une certaine façon, il n’y a rien de tel que la méditation ; on ne peut pas simplement pratiquer la méditation, simplement méditer. Il y a un certain nombre de méthodes spécifiques, et pratiquer la méditation signifie en fait avoir recours à l’une, à l’autre, ou à plusieurs de ces méthodes. Le bouddhisme est très riche en méthodes de méditation. Certaines sont communes à toutes les écoles, tandis que d’autres sont, si l’on veut, la propriété exclusive de certaines traditions. Certaines méthodes sont destinées à des personnes d’un certain tempérament, d’autres le sont à ceux qui veulent développer certaines qualités, ou des aspects particuliers d’eux-mêmes, ou surmonter une faiblesse particulière. Pour illustrer cela, je vais décrire une méthode particulière. C’est une méthode qui sera sans doute familière à certaines personnes mais complètement nouvelle à d’autres qui n’ont pas, jusqu’à présent, eu de curiosité pratique pour la méditation. Cette méthode s’appelle en pali le « metta bhanava ». « Metta » signifie simplement « bienveillance », mais dans un sens positif, très puissant, un sens que ce mot ne possède pas vraiment en français. Et « bhavana » signifie « amener en existence », ou « développement ». On peut donc traduire metta bhavana par « développement de la bienveillance universelle », ce qui est sans doute l’une des méthodes les plus importantes et effectives de développement personnel. Elle sert surtout à ceux qui veulent atteindre des états de conscience plus élevés en surmontant la haine et en développant la bienveillance. Comme toutes les autres méthodes de méditation, cela nous rappelle une chose extrêmement importante : on peut changer, la conscience peut être restructurée, re-développée – dans cet exemple particulier, la haine peut être transformée en amour. Et nous pouvons dire que c’est là un des points forts du bouddhisme : il ne nous exhorte pas seulement à aimer notre prochain – c’est facile à dire – mais il nous montre aussi exactement comment le faire. Des exhortations morales ne suffisent pas : on a besoin d’aide pratique, sans quoi on ne ressent que frustration et ressentiment, et on peut même commencer à se demander si le développement personnel est vraiment possible. On pratique d’habitude le metta bhavana en cinq étapes successives. On développe tout d’abord la bienveillance envers soi-même, parce que c’est là qu’elle commence : si l’on n’est pas heureux avec soi-même, si l’on n’est pas à l’aise avec soi-même, si l’on ne s’aime pas – et de nos jours beaucoup de gens, malheureusement, ne s’aiment pas –, on ne peut pas aimer les autres. Notre amour des autres ne peut pas être ce que Nietzsche appelait « notre mauvais amour de nous-même », c’est-à-dire notre aversion envers nous-même. Soyez donc bienveillant envers vous-même. Ayez de bons rapports avec vous-même. Aimez vous, même, si vous voulez employer le terme. Charité bien ordonnée commence vraiment par soi – et soi c’est soi-même, ici. Voilà où l’on commence. On développe la bienveillance envers soi-même, puis on l’étend vers l’extérieur. On étend sa bienveillance envers un ami proche et cher, quelqu’un que l’on connaît personnellement bien, quelqu’un qui a à peu près le même âge, quelqu’un qui est du même sexe – parce que le sentiment de bienveillance ou d’amour n’est pas un sentiment érotique, il en est très distinct –, et quelqu’un qui est en vie, car en pensant à quelqu’un qui est récemment décédé on pourrait se sentir triste et trouver le développement du sentiment de bienveillance difficile. Un ami proche et cher, donc. Puis, une personne neutre. Une personne que l’on connaît bien de vue, que l’on a peut-être rencontrée plusieurs fois sans avoir de sentiment particulier envers elle. Elle ne nous plaît ni ne nous déplaît. On essaie d’étendre le même sentiment que l’on avait pour soi, puis pour un ami, et maintenant pour cette personne neutre. Puis, quatrièmement, une personne que nous n’aimons pas, voire que nous haïssons. Quand nous en venons à cette quatrième étape nous trouvons d’habitude, avec un peu de pratique, que nous avons un tel élan de bienveillance qu’il est assez facile de se sentir assez chaleureux envers cette personne avec laquelle nous ne nous entendons d’ordinaire pas du tout. Tous nos sentiments de haine, d’antagonisme, d’inimitié se trouvent dissous et on se retrouve à vouloir laisser le passé derrière nous et recommencer à zéro avec cette personne. Et très souvent, lorsqu’on la rencontre la fois suivante, on se sent complètement différent, on agit complètement différemment et une nouvelle phase commence dans notre relation. Ensuite, on va un peu plus loin : on pense à ces quatre personnes simultanément : soi-même, l’ami, la personne neutre, l’ennemi, et on développe le même amour, la même bienveillance envers les quatre. Puis, en des cercles toujours plus grands, on continue en développant cet amour, cette bienveillance, envers les personnes qui sont dans le bâtiment où l’on se trouve, puis dans la ville, dans le département, le pays, le continent, le monde. Si on le veut, on peut penser à tous nos amis, un par un, qui sont dans différentes parties du monde, comme si on les cochait sur notre liste de metta ; et l’on peut même penser à d’autres êtres vivants, aux animaux, aux oiseaux ; on peut aussi peut-être penser à tous les mondes, à tous les univers, dont certains doivent tout de même être habités. C’est en tous cas ce que dit la tradition bouddhique, et on peut laisser le metta s’étendre jusque dans les coins les plus distants de l’univers. Une fois que l’on a terminé cette pratique, qui prend environ cinquante minutes, on se sent certainement très expansif, on sent que la bienveillance a été cultivée dans notre cœur et que, pour le moment du moins, la haine a été abolie et transformée en amour. Voici donc un exemple très simple, très connu, et très populaire, d’une méthode de méditation bouddhique qui marche vraiment, qui a marché pour des milliers, voire des millions de personnes au cours des siècles, et qui marche toujours pour beaucoup de personnes aujourd’hui.Be happy !

Marc 03/12/2007 11:54

Je te remercie beaucoup pour ton commentaire fouillé et intelligent, Milko. Il s’agissait effectivement du trilakshana (pâli : tilkkhana) « sarvam duhkham, sarvam anityam, sarvam anatman » dont tu donnes les composantes en pâli. Concernant ce type de méditation que tu décris en détails et sur lequel on voit que tu as longtemps réfléchi, je voudrais faire deux remarques : Quand tu dis que la méditation est une méthode, j'aurais tendance à penser qu’il s’agit là d’une affirmation quelque peu réductrice :http://fautedemieux.over-blog.com/article-12526145.htmlMéditer ce serait vivre, plutôt et peut-on apprendre à vivre ? A-t-on besoin d’une méthode pour respirer? D’autre part je suis fort suspicieux vis-à-vis de ceux qui se proposent de nous apprendre une méthode particulière (toujours la meilleure bien entendu) :http://fautedemieux.over-blog.com/article-13935584.htmlPartout dans ce monde dès qu’il y a quelque profit à faire on trouve des gens pour récupérer les choses: venez par ici, je vais vous apprendre comment faire, moi qui sais. Prudence donc et restons ouverts, surtout à "ce qui ne marche pas vraiment". Et enfin - et ceci rejoint le premier point - tu parles de développement personnel. De quelle personne s'agit-il, considérant le concept d’anatta que tu définis fort à-propos (et qui est peut-être bien la meilleure réponse à ce que tu écris à sa suite)? Cela dit, vive l’amour, vive la bienveillance, bien entendu. (Mais peut-être plus ces sentiments qui coulent naturellement dans nos veines que ceux auxquels on s’astreint.) Love

Bruno 29/11/2007 10:14

Ephémére oui,  douleur ? Je doute Amitié Marc

Marc 30/11/2007 10:23

Tant mieux pour toi, Bruno.Amitiés

Lung Ta 28/11/2007 14:37

Thich Nhat Hanh dans son livre "Le coeur des enseignements du Bouddha" cite ces 3 sceaux du Dharma plutôt donnés dans les régions sud, mai sliu développe plus les 3 sceaux donnés (le 3ème diffère au 1er degré)  aussi par le Bouddha et consignés dans le Samyuka Agama : Impermanence, Interdépendance & Nirvana

Marc 30/11/2007 10:22

Sans doute une interprétation connue dans le Sud-Est asiatique. Ces trois concepts ne me paraissent pas se situer sur le même plan (qu'entend-on philosophiquement par sceau?), comme le sont la douleur, l'impermanence et le concept d'anatman.