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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

démarcation

L’humain, contrairement aux autres mammifères, peut prendre du recul par rapport à sa pensée.
Un chat qui ronronne ne se rend pas compte qu’il trahit sa bonne disposition d’esprit. Il ne peut penser qu’il donne à penser qu’il est bienveillant. On rétorquera qu’il veut montrer sa bienveillance en ronronnant, ce qui est peut-être parfois le cas, mais pas toujours*; et de toute façon, même si c’était toujours le cas, cela ne changerait rien au fait que l’homme, lui, a la faculté de s’extraire du premier degré de la pensée.
Encore que le sens du ridicule échappe souvent à ce dernier. Pensez aux légions qui se prostituent pour le paraître alors que le bonheur est dans le silence de l’être, et que l’argent qu’elles gagnent à n’importe quel  prix, elles s’en délestent en pure perte.




*: Un doute me vient: de quel droit au fond est-ce que je me permets de parler au nom de Ricardo**?





**: Ricardo, c'est mon chat.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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L
nous aurions tort de croire que les chats ignorent la pensée ! Ils savent nos gestes pour nous épier, nous connaissent si bien qu'ils usent de nous sans vergogne, s'ils ronronnent parfois c'est pour mieux nous ensorceller ... Comme je les aime !
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M
Merci à vous cinq pour vos commentaires. En comparant félins et humains mon propos était simplement de souligner cette faculté humaine particulière (bien que peu utilisée): s’extraire du premier degré de la pensée et prendre du recul. On pourrait appeler cela méditer, un thème dont ce blog s'éloigne rarement (même quand il rend hommage aux Ricardos).
C
"le bonheur est dans le silence de l'être"et pas dans la possession, entièrement d'accordles achats comblent un manque.ce manque qui troue qui perce qui vide.le néolibéralisme a conduit là: créer le manque, l'insécurité et ne proposer comme remède que le consumérisme.pas la méditation, pas la prise de conscience, pas la créationnon, l'achat compulsif.je suis consternée par la  bêtise sous-jacente à ce système.Un individu aussi méprisable et nuisible que l'être humain est certainement condamné à disparaitre
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L
C'est en observant mon chat en train de ronronner que j'ai compris qu'il était plus présent que moi qui cherchais à l'être..Peut être justement parce que il ne " pensait pas sa vie " mais ce contentait d'exprimer celle ci.Depuis je suis son exemple ..de mon  mieux .
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M
je reviendrai méditer ICI -un jour en pleine périodes gros pb avec mon fils adopté en polynésie, le psy me dit : "prenez du recul" euh...- pensez-y comme si cela arrivait à votre voisin, pour mieux y penser ;ça ne m'a pas vraiment aidée !!!
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J
Je me dis que ce recul par rapport à sa pensée ne pourrait bien n'être dans la plupart des cas qu'une arrière-pensée...Le chat a cet avantage remarquable qu'il est en adéquation avec ce qu'il éprouve, il ne ment pas. Même si il peut ruser.C'est donc la question de savoir si tout contenu de la pensée propre à l'homme est INTELLIGENCE...Ou si au contraire, une folie est une folie supérieure quand elle est plus guidée par une intelligence plus sophistiquée.Les chats ont pour coutume de s'écharper entre eux gaillardementquand une femelle s'aventure dans le coin aux moments les plus romantiques. Mais les chats n'en font pas pour autant des bombes atomiques ou des bombes à fragmentation...A croire que la possibilité du meilleur (la pensée) a pour ombre portée celle du pire = la pensée toute entière au service de la connerie  ;)))
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