méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Dimanche 7 octobre 2007

L’année dernière, c’était le 9 octobre. Cette année, c’est encore un peu plus tôt, hier en fait.
Le 6 octobre correspond au jour (ecological debt day) où l’humanité a épuisé la production de ressources naturelles de la Terre pour 2007. Elle en entame désormais le capital et sa biocapacité. Depuis ce dimanche, c’est terminé, nous vivons à crédit dans notre maison et quoi qu’on en dise, nous n’avons pas la moindre intention de rembourser jamais nos dettes.
Plus mal barré que ça tu meurs!

par Marc publié dans : actualité
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Commentaires

mais que peux-tu faire ? économiser l'eau, je fais ; l'électricité, le gaz itou, en bref tout ce qui est recommandé, dans la mesure de mon possible, je fais . mais quid du résultat, on perd encore 3 jours cette année nous dit-on ! Faudrait plus faire d'enfants, laisser mourir les gens, pour qu'ils ne polluent plus ... alors la terre vivra, mais pour qui ? 
commentaire n° : 1 posté par : Leloire Marie-Claude (site web) le: 07/10/2007 23:31:26
Pour qui? Qui pose la question et pourquoi?
réponse de : Marc (site web) le: 08/10/2007 15:02:57
Ce qui est hallucinant, c'est l'indifférence générale (à part quelques consciences qui hurlent dans le vide, ou presque), sur cet effrayant constat.

l'être humain aurait-il planifié sa propre disparition?
est-il natuellement suicidaire?
l'est-il devenu?
ou est-il un parfait crétin, dangereux pour lui même et les autres espèces vivantes?

nous sommes peut-être les seuls êtres vivants à savoir que nous allons mourir, à vivre avec cette idée, et bien malgré ça, nous ne faisons rien, ou si peu, devant cette échéance fatale.

parfois j'ai l'idée  d'un mauvais scénario de SF, ou une poignée de nantis, possèdant les richesses mondiales, élimine, ou laisse mourir, une grande part de l'humanité, inutile à leurs yeux, pour se partager la planète.


commentaire n° : 2 posté par : céleste (site web) le: 08/10/2007 09:19:11

Tout ce que tu dis me paraît juste et pondéré. Dans mon billet, le « jamais » en italiques était le seul soulignement de ce que nous croyons tous deux (me semble-t-il), à savoir que l’homme a décidé de son suicide. On peut relire l’histoire (surtout récente et environnementale) à l’aune de cette fulgurance et voir que tout s’explique. Il n’y a plus qu’à le mettre noir sur blanc, non pas pour changer les choses (ce qui serait présomptueux) mais pour finir au moins lucides. Il se fait bien attendre le philosophe, l’intellectuel écologiste qui se jettera à l’eau, qui aura ce courage - comme celui qu’avait eu Koestler en 1978 en publiant Janus, soulignant déjà alors le caractère pathologique de l’humanité:

« Un observateur impartial venu d’une planète plus évoluée, et qui d’un coup d’œil considèrerait cette histoire [de l’homo sapiens] de Cro-Magnon à Auschwitz, conclurait sans nul doute que notre espèce est un produit biologique admirable à certains égards, mais dans l’ensemble profondément morbide, et que les conséquences de sa maladie mentale l’emportent de beaucoup sur ses réussites culturelles s’il s’agit d’évaluer ses chances de survie. »
(Arthur Koestler, Janus, Calmann-Lévy, 1979, p.15)

réponse de : Marc (site web) le: 08/10/2007 15:35:45
Est-ce que vous savez comment c'est calculé ?
commentaire n° : 3 posté par : Lylouve (site web) le: 08/10/2007 18:40:01
Sur le site mentionné (http://www.footprintnetwork.org/gfn_sub.php?content=overshoot), il y a un  paragraphe intitulé « How is Ecological Debt Day Calculated? »
On y apprend que:

 [ world biocapacity / world Ecological Footprint ] x 365 = Ecological Debt Day

Et d’autres choses encore.
Désolé mais je ne trouve rien d’équivalent en français…

réponse de : Marc (site web) le: 09/10/2007 10:18:47
Un cauchemard qui ne fait que commencer.  Merci pour cette note.
commentaire n° : 4 posté par : Larma (site web) le: 08/10/2007 19:32:23
Cela oui. Pas de quoi.
réponse de : Marc (site web) le: 09/10/2007 10:22:03
Tout à fait d'accord avec toi Marc

la citation d'Artur Koestler est d'une lucidité cristalline
commentaire n° : 5 posté par : céleste (site web) le: 08/10/2007 23:05:21
Merci Céleste. Tout compte fait ce philosophe dont je disais qu'il nous manque aujourd'hui pour actualiser Koestler, peut-être existe-t-il bien. En tout cas il a suffisamment choqué le critique (bien -pensant) Elizabeth de Fontenay dans le Monde du 28/09/07 pour qu'il y ait quelque raison de le penser. Il s'appelle Jean-Marie Schaeffer. Son livre s'appelle "La Fin de l'exception humaine" (Ed. Gallimard). Je précise que je ne l'ai pas lu.
réponse de : Marc (site web) le: 09/10/2007 10:37:57

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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