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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

éclaircissements

Le Bouddha fut l’un des premiers à dire le monde comme il est: souffrance. Schopenhauer, Cioran et bien d’autres ont abondé dans son sens.
On pensera ce qu’on veut des solutions (un chemin octuple) que le premier proposait pour vaincre cette souffrance; mais ce qui gêne certains, c’est qu’il semble qu’il était impossible de lui faire proférer un seul mot sur le pourquoi de son désolant constat. Ce sujet, apparemment, ne l’intéressait pas vraiment. Il vous répondait d’un sourire.
Or, si nous sommes dans un navire qui coule, il est peut-être important de se diriger en bon ordre vers les barques de sauvetage... s'il y en a. Mais en chemin, pourquoi ne pas chercher à savoir qui est ce … de capitaine, s’il y en a un, qui nous a fait percuter l'iceberg; chercher à savoir aussi qui nous a mis de force dans ce bateau dont le naufrage était inéluctable et pour quelle raison. Il semble que, si au bout d'une coursive, nous trouvions enfin un canot et qu'il y ait une place pour nous, nous ne pourrions y monter, l'âme en paix, qu'à condition de connaître les réponses à ces questions. Sinon, c'est encore insatisfaits que nous quitterions le Titanic de nos vies.
« Merci pour vos directives de sauvetage mais franchement, n'avons-nous reçu un cerveau que pour fuir? »
Quelqu'un a t-il eu l'audace de dire cela au Bouddha?
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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Moni 02/10/2008 12:10

Le monde est fait de turpitudes et il est celui que nous vivons. C'est pourquoi lorsque nous avons un infime moment de bonheur, à nous de le saisir et de le respecter à la hauteur de ce qu'il est. (j'ai lu aussi le billet 2007). (Le monde et le navire,  c'est nous) 'monde en souffrance..un navire qui coule'. Oui, se diriger vers un canot de sauvetage, s'il y en a. Oui, comprendre aussi ce qui nous a amené dans ce bateau et chercher la raison et aussi 'aider les autres dans le même état de survie que nous'. Pour notre salut intérieur, ne pas fuir et comprendre. Ce monde est l'école de notre vie. Les obstacles infinis nous font revenir sans cesse sur nos erreurs pour que nous y réfléchissions. Sujet intéressant. Amitiés.

Marc 03/10/2008 09:16


Mais pourquoi ces obstacles? Qui a choisi de nous rendre la tâche si dure? Et pourquoi? Seulement pour que nous y réfléchissions?
Amitiés.


Leloire Marie-Claude 02/10/2007 23:03

le monde n'est pas que souffrance, même au sein des pires catastrophes, il est des gens heureux, de survivre, de s'aimer, d'être tout simplement, il est vrai que le discours sur nos maux est davantage écouté que la description du bonheur, et donc plus pratiqué mais en réalité, si on en fait le compte, le bonheur a autant de place dans la vie que le malheur ! on peut mourir sur le titanic, mais avoir été heureux le temps que dura  sa navigation ... 

Marc 03/10/2007 08:11

Chaque mot devrait être pesé: philosophiquement il me semble que la différence est incommensurable entre "Le monde est souffrance." et "Le monde n'est que souffrance." Si le bonheur existe aussi, merci de le rappeler. Schopenhauer avait cependant un autre avis que toi sur son poids relatif dans nos vies:"La considération objective et sans préjugé de toute vie, la nôtre en particulier, nous fait connaître que la vie n'est pas faite pour que nous soyons heureux, mais même pour que nous ne le soyons pas. Par les obstacles infinis qu'elle rencontre, par ses contrariétés, accidents et manques, elle a le caractère de quelque chose dont le goût doit nous être gâté, dont nous devons être dégoutés, dont nous devons revenir comme d'une erreur."(Dans le Magazine littéraire de janvier 1995, p. 56)

koan-sylvain 02/10/2007 17:02

Moi j'ai eu le courage de le lui dire, sur un forum dédié, et j'ai été banni......Et puis, est-ce la peur de la mort qui nous anime, ou le désir de la vie ?...Et puis n'est-ce QUE souffrance ?...Et la sagesse qui n'est une fuite, mais une réconciliation...

Marc 03/10/2007 08:05

Tout prosélytisme a ses limites. Ces limites sont des croyances à transcender. Rappelez-vous J. C.LIlly: "In the province of the mind,..."Et puis: beaucoup trop à dire pour ce matin...