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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

félicité

Nous ne pouvons sans doute être heureux que quand nous n'aspirons plus au bonheur et que nous avons réalisé que c'est l'aspiration même qui est source de frustration. Il faudrait aller au fond du désespoir* de façon naturelle, sans aspirer à ce désespoir toutefois, sinon il y aurait encore espoir et donc souffrance.
Tout comme pour ce que l’Orient appelle l’éveil, le bonheur ne pourrait être recherché en aucune façon, ni consciente ni inconsciente. Bonheur et éveil seraient un en ce sens qu'ils seraient possibles tout en étant littéralement hors d'atteinte, à l'opposé du désir. Leur beauté et leur caractère ultime viendraient de ce qu'ils se positionnent à l’impalpable centre de ce paradoxe, le plus métaphysique de tous.
Remarquons d’ailleurs en passant que les paradoxes sont tous dans une certaine mesure métaphysiques, puisqu'à l'instar des koan du rinzaï zen, les transcender débride un tout autre état de la conscience.




*: Au sens littéral du terme, d’absence d’espoir, d’envie, de désir, bref de projection dans ce que nous appelons le futur.
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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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orchis-mauve 24/08/2007 18:00

comment ne pas désirer le bonheur ?

Marc 13/09/2007 15:40

En étant heureux peut-être.

lasiate 24/08/2007 04:08

Ce sont les paradoxes qui portent le desespoir et l'absence d'espoir qui ouvre le bonheur. Vivre le moment, avancer une idee devant l'autre sans regarder ses pieds , sans doute le seule facon d'avancer sans se casser la gueule.

Marc 24/08/2007 10:31

Les paradoxes, porteurs de désespoir? Ne nous enchanteraient-ils pas plutôt?Pour le reste je te suis. Je suis toujours ceux qui font un large usage du "sans doute".

Leloire Marie-Claude 23/08/2007 23:46

Je dois être née sous une bonne étoile, sur 55 ans de vie, j'ai connu l'angoisse, la torpeur, le désespoir, la haine même ...j'ai su rayer tout cela avec la volonté du "moi vouloir être heureuse", en acceptant moi et les autres, en DESIRANT aimer, j'ai trouvé un petit chemin du bonheur, je le suis, et à chaque tournant, j'en découvre des couleurs et des senteurs à vous ravir ...l'âme et le corps, et je marche sans faillir et sans fatigue !

Marc 24/08/2007 10:27

« Du jour où je parvins à me persuader que je n'avais pas besoin d'être heureux, commença d'habiter en moi le bonheur; oui, du jour où je me persuadai que je n'avais besoin de rien pour être heureux, » aurait dit Gide dans "Les Nourritures Terrestres". Dans ton cas et le sien, bonheur ou satisfaction?

cat 23/08/2007 12:09

Oui plus de désirs pas même celui d'être heureux ... belle perspective bien difficile sans doute à atteindre ... et puis je redis car je le pense, vivre est en soi un désir !!merci à toi Marccat

Marc 24/08/2007 10:08

Merci Cat, Je pars pour quelque temps et je vais méditer cela (très sincèrement). Vivre est en soi un désir? Ai-je demandé à naître, moi qui n'ai pas à me plaindre? Qu'aurais-je décidé pourtant si j'avais eu le choix? Et qu'aurait fait ce petit garçon de deux ans que je connais, légume depuis la naissance, souffrant le martyre, minant, désespérant ses parents - qui ne souhaitent pourtant constamment pas sa mort?A bientôt, Cat.