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MEDITER faute de mieux

FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

sagesse

Nous ne pourrions tuer le désir par le désir de tuer le désir.
Seul le temps pourrait y parvenir; et la patience, l’accommodation et la résignation. La soumission, diraient les hindous.
Tous ces concepts seraient pourtant illusoires, comme celui de désir lui-même. Mais nous serions amenés à jouer dans cette cour des grands fictive, dans ce monde qui n’est pas le nôtre, même si nous n’en connaissons pas d’autres.
Il faudrait se débattre avec l’illusion, même si nous-mêmes sommes illusoires, et laisser au désir le soin de se saborder.

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À propos

Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après silence.
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Florine 24/08/2008 00:20

Hum... pour ma part, je suis d'avis que les désirs ne sont pas forcément mauvais. Mais il faut les modérer, afin de ne pas devenir leur esclave. Mais je me demandais, méditer, n'est-ce pas aussi désirer devenir ou être dans un certain état de bien être etc... Ne traduit-il pas le désir d'être plus sage, plus savant, plus heureux? Enfin, je m'excuse d'avance si j'ai mal saisi la vraie fin de la méditation! ;)PS : Je suis entièrement d'accord avec la phrase de Gandhi!

Marc 19/09/2008 16:31


La sagesse consisterait à modérer ses désirs mais la méditation irait plus loin: elle tendrait vers l'ignorance que le méditant médite car il saurait que celui qui fait cela est illusoire.
Méditer: se rendre quitte de toute idée de gain. Et même quand on s'assied, en arriver (après bien des années) à ne s'asseoir pour rien, strictement pour rien. Bref, s'asseoir.


orchis-mauve 24/08/2007 09:47

Avons-nous vraiment le désir "de tuer le désir"Cela me paraît absurde : ne plus désirer, c'est ne plus avancer, c'est ne plus vivreJe ne suis vraiment pas faite pour la sagesseAmitiés

Marc 24/08/2007 09:59

Même réponse - si je peux me permettre - que pour Marie-Claude, Orchis-mauve.Et aussi une citation:« L'humilité constitue la connaissance, tout le reste n'est qu'ignorance, » aurait dit le Mahatma Gandhi.Amitiés aussi.

Leloire Marie-Claude 23/08/2007 23:23

Tout cela me semble trop compliqué pour mes fragiles méninges, pour moi, personnellement, il y a deux sortes de désirs, le premier étant matériel, je l'ai tué il y a longtemps, le deuxième, qui est quête du bonheur, le mien et celui de ceux qui m'entourent, me colle à la peau, je ne me sens pas prête du tout pour la mue !

Marc 24/08/2007 09:53

Pardon, Marie-Claude, mais il me semble que tu mêles ici deux niveaux de discours. Le désir dont on parle dans le billet s’appréhende encore plus précisément ainsi:http://fautedemieux.over-blog.com/article-3822116.html

Véa 23/08/2007 21:01

Non, personne ne s'arroge l'exclusivité de quoi que ce soit, et bien heureusement encore. Je disais simplement "vipassana" pour la citer, il y en a qui pratiquent d’autres formes de méditation.Pour ce qui est de la réflexion, je préfère cependant lire directement les textes des traducteurs (ainsi je sais aussi si je suis dans l’hindouisme ou le bouddhisme, par exemple, j’ai besoin de cette assise, aussi) et pardonnez la maladresse de mon précédent com.Ce que vous faites ici est très difficile, surtout que vous le faites de manière journalière, et je comprends de mieux en mieux pourquoi les enseignants et guides se retirent humblement derrière les textes. Ce n’est vraiment pas évident… Mais sinon, comme « rien n'est  en trop et rien n'est en moins », il n'y a pas de souci, quoi qu’il en soit, et ce qui n’est pas utile pour moi l’est bien heureusement pour d’autres.Bonne continuation,Sincèrement,(oh! Mais quand j'aurais bien étudié, je reviendrai vous enquiquiner!)

Marc 24/08/2007 09:40

Ca prendra longtemps, ces études? Parce que je vous attends, moi; j'aime bien quand vous m'enquiquiner.

Véa 23/08/2007 12:02

Merci, mais je crois qu'ici ce n'est pas pour moi.... je ne peux pas vous suivre, vous êtes dans la réflexion d'un ordre philosophique, non pas dans la méditation (et que je préfère vipassana). Je vous souhaite une bonne continuation, je crois que chacun doit trouver ce qui lui convient sur son chemin, et j'ai un esprit trop simple pour aimer me perdre dans les complexités mentales d'autrui ("votre" pensée dont vous parliez). Bien à vous,

Marc 23/08/2007 16:01

Qui peut s’arroger l'exclusivité de la pratique méditative ? Se limite-t-on en vipassana à des considérations pour esprit « simple » ? Je serais quant à moi tenté de croire que cette merveilleuse pratique qui est la vôtre permet d’appréhender de façon idéale la merveilleuse complexité de l’esprit et la non moins merveilleuse complexité du monde, son reflet.Différentier la pratique de la réflexion qui la concerne fait aussi partie de la pratique lorsque celle-ci s’appelle méditation: http://fautedemieux.over-blog.com/article-11108595.htmlEt ce qu’il en reste, les fulgurances d’après silence, ne sont, comme le dit Wei Wu Wei (Open Secret, p. 66) que des échos qui survivent (« When insight evaporates in words only resonance survives. »)Amicalement.