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FULGURANCES D’APRÈS SILENCE

dévoilement

Ne rien se refuser, tout accepter, car c’est alors que nous sommes bien, et quand nous sommes bien, c’est que nous sommes là: présents, conscients du monde en sa forme peut-être suprême, la Réalité Ultime.
Comment La faire venir si nous nous sentions frustrés, incomplets? C’est alors que nous nous apitoierions sur nous-mêmes: la pitié de soi est une pensée, et la pensée, c’est ce qui occulte le silence dans lequel apparaît l’Ultime Réalité.
Il ne faut pourtant pas croire que Celle-ci naît de lui. Non, Elle serait toujours là, bien que le plus souvent camouflée par le bruit de nos pensées, par l’assourdissant bruit de fond de notre ego* et, last but not least, par la souffrance générée par la vaine aspiration de ce dernier à être Réel.





*:
L’ego, qui est déjà une pensée, donne naissance à la pensée qui génère le temps, et donc le désir.

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À propos
Marc

Photographe, écrivain, sophrologue et enseignant de raja yoga, j’ai bourlingué des années en Asie et vécu longtemps dans des ashrams indiens. Lecteur de toutes les philosophies et amoureux de tous les silences, je vous livre ici mes fulgurances d’après ... silence.
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L
Ne rien se refuser..c'est tout accepter..Quand en nous se tait celui qui parle à notre place..et que nous nous redons Libre..d'habiter le courant de la vie .
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M
"Quand en nous se tait celui qui parle à notre place...": Très évocateur. Merci, Lilou.
S
S'apitoyer sur soi, c'est plaindre notre petit moi de ce que la vie ne comble pas ses attentes, c'est se sentir injustement traité par la vie et se plaindre et gémir parce que la vie ne contente pas notre petit égo. C'est pleurer sur sa déception, comme l'enfant qui n'a pas reçu son jouet, parce que nous cherchons au dehors ce qui est déjà là en nous. Amicalement.
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M
Le contraire de ce que tu décris s'appelle la maturité, je pense. L'homme resterait trop longtemps vert... Amicalement, Sevam
M
le silence intérieur : il faut juste se laisser aller... pour mieux se connaitre
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M
Très juste, Mireille. Merci.
O
ne rien se refuser, ...c'est aussi oublier les autres, leurs désirs, leurs besoins, les nôtrd ne vont pas forcémeent dans le sens de ce qu'ils désirent.
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M
Je ne sais si on s'est bien compris, Orchis-Mauve: quand je parle de ne rien se refuser, j'entends les pensées qui nous viennent et il s'agit là d'une remarque de méditant. Dans la vie "de tous les jours", l'attention aux autres et à leurs désirs est fondamentale. Dans la dimension centrifuge de la conscience il devrait y avoir beaucoup de sollicitude pour les autres. Mon billet n'était pas un encouragement à l'égocentrisme. Est-ce bien que tu y as lu?Amicalement.
C
s'apitoyer sur soi est surtout se croire important et dès lors qu'il y a importance personnelle, tout fait forcément souffrir. Attention et détachement voilà qui peut être serait la solution ? merci à toi MarcCat
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M
L'importance que l'on s'attribue nous éloigne d'autant de la sérénité, me semble-t-il. Mais ici je faisais allusion à l'aspect purement et simplement "pensée-contraire du silence" de l'auto-apitoiement. Hello, chère Cat.