méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Jeudi 31 mai 2007

La pratique de la méditation, c’est se tenir Absolument prêt à faire face à la divine éventualité de la mort. (Et cela, sans morbidité aucune.)

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Commentaires

oui debout face à la mort et prêt en toute sérénité ... c'est sans doute cela !
merci
cat
commentaire n° : 1 posté par : cat (site web) le: 31/05/2007 18:21:17
Prêt, oui.
Merci, Cat.
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:20:15
Et à l'assombrissement inévitable qui va la précéder.
commentaire n° : 2 posté par : Laure le: 31/05/2007 18:41:14
Je voyais "la chose" de façon plus théorique que tragique. Mais tu as sans doute raison.
Et d'ailleurs, "même si j'imagine le pire, l'avenir peut surenchérir," disait Géza Csàth
.
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:25:33
La mort n'est qu'un passage auquel nous devons penser avec tranquillité. C'est la peur de la mort qui gâche souvent la vie, l'ici et maintenant qui doit être "dégusté" sans crainte d'outres mondes.
commentaire n° : 3 posté par : ariaga (site web) le: 31/05/2007 20:50:38
Outres mondes: jolie expression d'une optimiste.
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:27:23
tant que dure ma vie, je ne crains pas la mort ! je la sais au bout de mon chemin, elle vient petit à petit mais ne me trouble pas , j'ai à vivre, là est l'essentiel, quand je serai morte, ma vie aura cessé, je n'aurai plus à la construire et la mort me fera oublier ma vie ...
commentaire n° : 4 posté par : Leloire Marie-Claude (site web) le: 31/05/2007 23:56:51
Serais-tu d'accord avec ceci, tout aussi finement exprimé:
"Le monde commence et finit avec nous. N'existe que notre conscience, elle est tout et ce tout disparaît avec elle. En mourant nous ne quittons rien. Pourquoi alors tant de chichis autour d'un événement qui n'en est pas un? "?
(Cioran. Aveux et Anathèmes. Arcades, Gallimard, 1987, p. 139)
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:33:48
je sais que c'est ce qui faut faire. je sais aussi que je crois que je le pourrais. mais quand elle vient vraiment, est-ce qu'on est encore aussi sûr?
commentaire n° : 5 posté par : objectif-p (site web) le: 01/06/2007 07:20:55
C'est toute la question. Les vieux Hindous qui veulent mettre toutes les chances de leur côté répètent inlassablement des mantras-respirations (comme "SO AM": "Je suis Cela") de façon à s'éteindre sur un dernier souffle qui ne les prendrait pas par surprise et leur ferait rater le pas...
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:39:40
Par gros temps, l'homme de vigie qui l'a vu venir, redescend parmi ses compagnons.
commentaire n° : 6 posté par : Laure le: 01/06/2007 13:15:34
Sur le pont, la vigilance reste encore de mise!
réponse de : Marc (site web) le: 02/06/2007 20:43:46
effectivement, mon monde commence et finit avec moi, c'est ma vie, néanmoins j'ai conscience d'être la suite d'un antécédent qui pourrait me survivre, mais là n'est pas le propos !
commentaire n° : 7 posté par : Leloire Marie-Claude (site web) le: 01/06/2007 15:08:02
Merci de ta précision.
réponse de : Marc (site web) le: 02/06/2007 20:41:04

et aussi à la Divite éventualité de la Vie ?

commentaire n° : 8 posté par : Dharma Shishya (site web) le: 01/06/2007 23:19:52
Bonne question!
réponse de : Marc (site web) le: 02/06/2007 20:41:48
... je n'ai pas peur de ma mort mais ce qui me dérange, c'est de savoir que mon fils souffrira ... même si l'on souffre sachant qu'on va mourir, la délivrance est au bout et le néant aussi ... du moins de mon point de vue.
commentaire n° : 9 posté par : sylvie lauzel (site web) le: 02/06/2007 10:14:30
La souffrance est la patate chaude la mieux transportée de génération en génération, chère Sylvie. On s'en  rend toujours compte trop tard. La faute au "génie de l'espèce à l'oeuvre dans la sexualité" (dixit Schopenhauer). C'est plus fort que nous (pour la plupart).
réponse de : Marc (site web) le: 03/06/2007 10:17:22
"Sur le pont la vigilance reste encore de mise"

C'est là qu'elle commence.
commentaire n° : 10 posté par : Laure le: 04/06/2007 08:17:34
Au fond, ne jamais laisser veiller à notre place.
réponse de : Marc (site web) le: 04/06/2007 09:39:54
Surtout quand le capitaine est absent, et que les rats gouvernent sur le navire.
commentaire n° : 11 posté par : Laure le: 04/06/2007 09:52:21
Oui je ressent bien ça ,faire face à   la mort mais dans la sérénité.
commentaire n° : 12 posté par : Anne Marie (site web) le: 08/06/2007 18:19:57

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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