méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

par catégorie:

au fil des jours:

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Mercredi 30 mai 2007

Nous ne méditons pas pour nous-mêmes. Nous méditons pour être mieux et ainsi pouvoir donner aux autres plus, beaucoup plus, de ce bonheur qui leur est dû.
Cette perspective dualiste plaît parce qu’elle renvoie l’Occidental à ses vertus: l’amour, le don de soi.Ce n’est pas certes à dédaigner! Mais il y a aussi une autre façon d’aborder les choses, non-dualiste, celle-là. C’est de considérer que, l’ego étant illusoire, c’est à l’ensemble du vivant («Que tous les êtres soient heureux!», souhaitait le Bouddha) que nous faisons du bien en faisant du bien à ceux trop hâtivement dénommés «nous-mêmes».

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Retour à la page d'accueil

Commentaires

En soignant la rose de mon jardin, c'est le jardin en entier qui resplendit
commentaire n° : 1 posté par : Leloire Marie-Claude (site web) le: 30/05/2007 23:29:10
Parfaitement résumé.
réponse de : Marc (site web) le: 31/05/2007 18:18:00
On peut aussi méditer pour méditer comme on peut aussi marcher pour le plaisir de marcher. C'est à dire prendre les moyens comme objectif.  Est ce là le lâcher prise ? Amitiés
commentaire n° : 2 posté par : lancelot (site web) le: 31/05/2007 00:15:00
"For the sake of doing it. Not for results."
Amitiés, Lancelot.
réponse de : Marc (site web) le: 31/05/2007 18:19:26
L'amour, le don de soi sont bien souvent artificiels parce que préconisés par la religion
comme la charité qui aiderait à gagner sa place au paradis

je préfère, et de loin, l'approche non -dualiste.
commentaire n° : 3 posté par : céleste (site web) le: 31/05/2007 15:25:42
Une sage préférence, Céleste. Je reviens te lire et tous mes autres amis blogueurs dès demain.
réponse de : Marc (site web) le: 31/05/2007 18:21:54

et oui et comment aimer les autres si on ne s'aime pas soi-même en tout premier lieu ...

commentaire n° : 4 posté par : cat (site web) le: 31/05/2007 18:23:21
S'aimer soi-même, sans doute, Cat, mais sans complaisance. Je dirais plutôt: avoir le sentiment de faire ce qu'il faut pour ne pas trop se déplaire. (Mais ce n'est qu'un avis.)
réponse de : Marc (site web) le: 01/06/2007 10:12:03

fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


Inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez chaque jour (ou presque) la fulgurance proposée...


pour les amis:

Cliquez ici pour recommander ce blog

recherche (mot-clè)

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus