Notre ego, en un certain sens, ce serait ce qui nous protège de la douleur du monde.
Si nous éprouvions de la peine pour la souffrance que nous observons dans le monde, comme si c'était la nôtre ou celle de nos propres enfants, comme si nous étions dépourvus de tout égoïsme, notre croix serait sans doute trop lourde à porter. Ce serait pourquoi nous édifions une carapace, et cette carapace serait l'ego: « C'est "lui", ce sont "eux" qui souffrent, ce n'est pas "moi". Ouf! »
Ce serait une illusion pourtant: eux et moi seraient un, et la souffrance ne serait pas ma souffrance ou la souffrance de l'autre (qui m'épargnerait, « moi », pour le moment). Ce serait la souffrance, un point c'est tout. Il n'y aurait qu'une chose sensée à faire: la partager, c'est-à-dire compatir.
Mais notre ego nous mènerait même plus loin…
P.S.: Le billet du 22 avril 2007 portait le titre de fête. Le 22 avril est le jour de la terre, selon l’homme.



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