Pour certains privilégiés qui parcourent longuement et lentement la planète, cette différence est évidente. Et ils voient combien elle ne l'est pas pour ceux qui disent vivre une « aventure intellectuelle ».
Quand les aventuriers du bitume observent ceux de l'intellect avec qui il leur arrive de faire un bout de route du monde, ils se rendent compte combien l'approche de leurs compagnons d’un temps est maladroite. C’est que, plutôt que de se laisser séduire par les imprévus de l'existence nomade, ces derniers n’ont de cesse de faire coïncider le pays qu'ils visitent avec celui qu'ils avaient construit dans leur esprit dès avant le départ.
C’est un peu la même dissemblance que l’on observe entre les méditants chevronnés et ceux qui veulent s’asseoir pour atteindre au plus vite les buts qu’ils se sont fixés.
P.S.: Méditer est essentiellement un déconditionnement de l’habitude d’acquérir: c’était la conclusion du billet du 13 avril 2007 qui parlait d’une certaine aisance. Vous le retrouverez instantanément en cliquant ici.



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