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Cette alternative serait celle du chercheur du Chemin qui, au lieu d’éviter ces questions, leur fait face et les prend à bras le corps. Il se rend ainsi très vulnérable - c’est peut-être cela le courage - et sait d’avance qu’il ne pourra sans doute pas trouver de réponse. Pour entreprendre cette démarche, il ne faut rien ignorer du désintéressement.
En chemin, ce que cet original peut toutefois espérer*, c’est de pouvoir vivre un jour en harmonie avec ces interrogations. Elles seront toujours là, latentes, enchanteresses, donnant le ton, mais elles n’exigeront plus de réponses. À moins qu’alors il n’y ait plus personne, entendons plus d’ego, pour les chercher.
*: Pour autant bien sûr qu’il ait su louvoyer entre, ici, les pièges posés par la propagande religieuse (qui a encore de beaux jours devant elle) et là, les écueils disséminés par l’ego pour ne pas mourir: la certitude confortable sur laquelle on s’arrêtera trop vite ou, plus pernicieux encore, l’illusion narcissique d’avoir atteint le but (merci aux gourous du "nouvel-âge" qui ont rendu l’ "éveil" très tendance).



vous avez dit: