méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Dimanche 31 décembre 2006

Peut-être ne devrions-nous dire qu’une chose est laide qu’après avoir passé au moins une vie à la regarder.
Peut-être ne devrions-nous dire qu’une chose est injuste qu’après avoir passé au moins une vie à la coudoyer.
Peut-être ne devrions-nous dire qu’une chose est fausse qu’après avoir passé au moins une vie à y réfléchir.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 30 décembre 2006

Petit devoir de vacances comme en novembre, pour mieux se connaître et s’apprécier. Vous aurez dix jours pour répondre mais je suis au regret de vous dire qu’il n’y a pas de voyage à la montagne à gagner. Répondez quand même, de toute façon il n’y a pas de neige.

Après 30 ou 40 ans d’existence, peu d’entre nous ignorent encore que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille, to say the least. Mais même si la souffrance est ce qui caractérise essentiellement la vie, comme l’avait magistralement  montré le Bouddha (dans sa première noble vérité où tout ou presque est dit, déjà), certains s’en tirent mieux que d’autres.
Quelques-uns même s’en tirent très bien et quand ils tirent leur ultime révérence, c’est sur une vie heureuse dans l’ensemble, littéralement enviable.
Littéralement enviable: voilà où j’aimerais en venir. J’aimerais vous demander: C’est quoi pour vous, une vie enviable? Avez-vous un modèle en la matière? Qui auriez-vous aimé être ? Qui a vécu une vie que vous enviez? Vous pouvez développer, citer la personne (publique ou non) à qui vous pensez ou évoquer ce qu’on a dit d’elle qui justifie votre choix. Merci de réfléchir à tout ça. Prenez votre temps pour répondre. Dix jours, cela permet quelques recherches dans sa mémoire et dans ses livres. On peut aussi consulter ses amis. Un beau sujet à l’apéro d'ailleurs, demain soir ou lundi midi…

 
Exemple de réponse:
Je donne la parole à Cioran. Qu’il me pardonne.
Cioran qui disait de Michaux (à Esther Seligson, en 1985): "Sa vie a été une réussite, puisqu’il a fait exactement ce qu’il a voulu. Il a écrit, approfondi. […] Pour moi, c’est le type même de l’homme accompli."

Autre exemple de réponse:… mais je l’écris en commentaire pour ne pas alourdir…

par Marc publié dans : devoir de vacances
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Vendredi 29 décembre 2006

La créativité est avant tout un état d’esprit.
Qu’elle se matérialise dans l’œuvre d’art ou qu’elle s’exprime dans les gestes du quotidien a, au fond, peu d’importance*.
Matérialisée, elle démasque un Permeke, un Moore, un Nabokov; à l’extrême opposé de la matérialisation, c’est l’art de méditer, cette expression silencieuse de ...
Entre les deux, il y a ces gestes du quotidien exécutés en toute conscience (la routine de la vaisselle ou du balayage cessent alors d’être ennuyeuses) et là, aucune image n’est aussi parfaitement archétypale de cette créativité que celle du moine zen ratissant son jardin de gros sable parsemé de rochers, disposés toujours par trois.
Quant à donner sa pleine attention à chaque respiration et s’extasier du miracle qu’elle révèle, ne voilà-t-il pas l’état de créativité le plus sobre, le plus intense, le plus sacré?


 


 

*: Sauf, cela va de soi, pour ceux qui peuvent jouir esthétiquement de la première de ses manifestations.
par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 28 décembre 2006

Il y aurait l’intelligence calculatrice et l’autre.
La première, on ne la connaît que trop bien de nos jours et c’est à peine exagéré de dire qu’on ne connaît plus qu’elle.
C'est donc de l’autre dont il faudrait parler. L’autre intelligence, celle qui ferait de nous des humains dignes de ce merveilleux cerveau que nous avons reçu. Un cerveau qui peut s’atteler à de tellement belles questions. Un cerveau qui peut s’extasier du miracle d’être. Et qui dès lors respecte et aime toute vie comme celle qui l’anime. Et qui connaît l’extase, l’harmonie et le repli dans le silence, cette porte vers la vacuité dont nous avons été extraits, Dieu sait pourquoi.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 27 décembre 2006

A la radio, ce matin, une grande surface propose du lapin pour les fêtes. Peu après, on annonce qu’un homme sera bientôt pendu.
Assez de barbarie, retour à la case assise!
Méditer, ce serait prendre du recul et voir les choses autrement. Ce serait être fréquemment décontenancé par la sauvagerie au visage de la banalité et avoir remplacé la révolte par une certaine philosophie entre accommodement et désespoir - où l’on rit avec Démocrite et pleure avec Héraclite. Ce serait fermer les yeux, non pour faire l’autruche mais pour éviter un certain vertige. Ce serait s'extraire. Ce serait paraître radical. Ce serait devenir l’exception au point même de ne pas se reconnaître dans cette humanité dépeinte par les ondes.

par Marc publié dans : actualité
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Mardi 26 décembre 2006

L’artiste est sans doute le plus spirituel des hommes.
Bien sûr, il faudrait un traité entier pour définir ce qu’il est et le différencier de ceux pour qui "l’art" est affaire de reconnaissance et de fierté plutôt qu’une condition impérieuse de survie tout autant que l’unique alternative au désespoir.
Créatif et intuitif, l’artiste véritable ne se prend pas au sérieux et, quand il est touché par la grâce, ce qu’il génère est une approximation aussi proche que possible de la Réalité.

Cet homme-là est peut-être bien plus spirituel aussi que ceux qui se disent "de religion", ces prélats et autres bigots à l’intuition déficiente, à la créativité défunte, à l’ouverture d’esprit inexistante.

Cet homme-là sait écouter le silence et tirer profit de ce qu’il lui dit. Il côtoie sans doute le sacré même s’il l’ignore le plus souvent. Et c’est dans son cercle qu’il faudrait penser à inclure celui qui sculpte le vide à mains nues: le méditant.

Ceux qui se croient élus, eux, peuvent seulement fonctionner dans le champ étroit de leurs conditionnements - qu’ils appellent certitudes. Ils ne créent pas de gués, seulement des ornières.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 25 décembre 2006

Tout serait sacré, rien ne serait profane. La différence serait seulement dans le mental.


 


 

Joyeux Noël à vous qui passez!


par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 24 décembre 2006

Le leitmotiv du méditant: toujours moins. Moins de désirs, moins de pensées, moins de moi*. Méditer serait une épuration.




 

*: Le moi crée sa continuité et donc le temps; le temps est à l’origine du désir, lui-même cause de la souffrance.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 23 décembre 2006

Dieu en tant que concept est (le fait de) notre mental.
Dieu en tant qu’être serait nous (le vrai Nous, conscience pure, état sans ego).

La méditation n’est pas différente de la vie.
La méditation serait le processus vivant lui-même.

Peut-être en sommes-nous tous avertis. Illuminés - comme disent les Indiens - sans le savoir?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 22 décembre 2006

Dans la toujours trop grande mesure où la comparaison est pertinente, tout le monde "nous" est supérieur. Qui pourrait être moins encore que personne (a no-body)?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 21 décembre 2006

1h21
L’hiver qui ne semble pas vraiment être à nos portes - pollution humaine oblige - entrera quand même chez nous cette nuit à 1h21 (heure d’Europe occidentale). Ce sera la nuit la plus longue de l’année, entendez par là que les autres seront plus courtes et même de plus en plus courtes pendant six mois. Je tenais à vous annoncer la bonne nouvelle.

2 x 1h21 = une sortie qui devrait faire grand bruit
La méditation a beau être un chemin sans fin vers nulle part, elle mène parfois à des sommets de grandeur et de renoncement (autre bonne nouvelle dans la nuit de l’hiver): sous le titre alléchant "Six mois d’immersion dans un monde de méditation", Le Monde daté d’hier (20/12/2006) nous fait part de la sortie d’un film documentaire allemand sur la vie des moines à la Grande Chartreuse. Philip Gröning a dû plonger seul dans ce monde de méditation pour pouvoir le filmer. Il en est sorti "libéré de la peur, habité par la confiance". Le film dure 2h42. Il a été tourné sans lumière artificielle et ne contient pas de musique additionnelle, ni de commentaires. Il rend hommage à une humanité déterminée, solitaire et silencieuse, sa fine fleur en quelque sorte. Il s’appelle "le Grand Silence".

par Marc publié dans : actualité
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Mercredi 20 décembre 2006

L’expérience est-elle de la même nature que la connaissance?
Oui, à tout le moins en cela qu’elle nécessite un expérimentateur, tout comme la connaissance implique un « connaissant ». Et aussi parce que l’expérience requiert quelqu’un qui désire expérimenter (au sens large), comme la connaissance exige quelqu’un qui souhaite apprendre (au sens large également).
Pour résumer:
Expérience > expérimentateur > désir d’expérimenter > ego
Connaissance > « connaissant » > désir de connaître > ego

 
Y a-t-il une seule expérience qui ne soit pas précédée, au moins inconsciemment, du désir d’expérimenter, c’est-à-dire d’exister?
S’il y en a une, ce doit être une non-expérience en quelque sorte car elle ne sera pas vécue par un expérimentateur (autrement dit, elle sera expérimentée par « personne* »).
Si elle n’est pas expérimentée ou si personne ne vit l’expérience, celle-ci se produit à notre insu et n’est pas enregistrée; et en conséquence, elle n’est pas archivée dans le champ de la connaissance; nous ne pouvons jamais savoir que nous l’avons vécue.
Par contre, dès qu’il y a incontestablement expérience, il y a mort (la mort de celle-ci), appelée passé (générateur de connaissance, d’illusoires certitudes); ce n’est pas l’Imprévu et l'Inattendu, Celui qui viendrait seulement quand bon Lui semble; qui serait issu d’un état de non-désir; qui s'extrairait du non-mental et ne laisserait aucune trace certaine de son passage.




 

*: Personne en tant que contraire d’une personne, comme nobody est le contraire de somebody.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 19 décembre 2006

En assise en silence, quand le corps se détend, quand la colonne vertébrale naturellement et sans effort se redresse, quand le regard se pose et que se reposent les paupières, quand la respiration s’observe comme un phénomène extérieur à « celui qui respire », quand les pensées se font lointaines… il faut néanmoins se battre encore contre la dernière d’entre elles, le dernier désir: celui, curieusement, d’en finir avec cette paix, d’arrêter l’assise et de retrouver le monde habituel et ses sollicitations dont nous sommes si friands.
Et de nous dire que derrière ce désir-là, il y a peut-être une peur fondamentale, la grande peur du vide.
Mais nous ne pouvons rien y changer, il faut attendre et laisser faire car si nous voulions faire quelque chose, nous introduirions une pensée de plus, nous nous éloignerions davantage du silence dont nous commençons déjà à goûter les délices.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 18 décembre 2006

Ne plus retourner au souffle ni aux battements de cœur.
N’avoir aucune racine ni aucun abri pour les pensées.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 17 décembre 2006

En forêt, passer du fusil à l’appareil photo, puis aux jumelles, puis à la marche en silence, les sens en éveil, puis enfin à l’immobilité la plus totale.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 16 décembre 2006

Regarder la rivière sans vraiment la fixer du regard
et soudain comprendre
que ce n’est pas elle qui descend
mais que c’est la rive qui monte.
(Le papillon de Tcheou* n’a qu’à bien se tenir.)

 



*: Tcheou, selon Tchuang-tseu, avait rêvé qu’il était un papillon. Au réveil, il ne put décider s’il était en réalité Tcheou qui avait rêvé être un papillon ou s’il était un papillon rêvant maintenant qu’il était Tcheou.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 15 décembre 2006

Il est dit que le flamenco est une des façons les plus judicieuses de faire face à un chagrin d’amour: on y retourne le fer dans la plaie jusqu’à l’insupportable, jusqu’à en transcender la douleur.
La méditation serait alors à la douleur de vivre ce que le flamenco est à la douleur de n’être pas ou plus aimé. Ici non plus on ne se voile pas la face, on contemple au contraire crânement cette souffrance qu’est l’existence (parsemée d’îlots de bonheur, c’est entendu). On en est le témoin sans s’autocensurer, sans suggérer de direction confortable au mental confronté à ces circonstances. Jusqu’à les transcender, ici aussi.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 14 décembre 2006

Tout ce qui est connu du mental serait créé par lui.
Même la Réalité Ultime n’existerait qu’en tant que concept.
Quand le mental est à l’arrêt, ce qui est serait hors de question.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 13 décembre 2006

2/2
… en silence
… Enfin lâchons tout, abandonnons aussi l’observateur. Ne nous agrippons pas à lui. N’ayons pas peur de le détruire, de n’être plus ce « je ». Tant qu’il y aura cette sensation d’être « je », le mental ne sera pas au repos; « je » est la dernière pensée dont il faut se rendre quitte. Mais que c’est difficile de lâcher prise, de n’être plus, de n’être rien!
Nous comprenons que c’est cela le dernier pas à faire; et pourtant nous avons peur, nous reculons, nous postposons. Nous savons que c’est stupide, qu’il n’y a au fond rien à craindre et beaucoup à gagner, mais c’est pourtant plus fort que nous.
Ce dernier pas, pour dans ce corps rejoindre le tout, le ferons-nous jamais?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 12 décembre 2006

1/2
Quelques suggestions à expérimenter dans l’assise…

D’abord se rappeler que tout est parfait. Acceptons-nous tels que nous sommes. Ne dirigeons pas les pensées, ne nous sentons pas coupables de penser. Ne faisons rien, ne décidons rien, n’ordonnons rien.
Puis observons, soyons totalement l’observateur, un avec ses pensées; ou bien revenons à l’origine de la pensée, aussi loin que nous pouvons.
Ce faisant nous venons à bout de notre désir de penser. Ceci réalisé, observons l’absence de pensées; la seule pensée restante étant la sensation de présence de l’observateur…

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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