Certaines écoles de méditation nous invitent à être présents, présents, présents.
Pouvons-nous commander cette présence, pouvons-nous provoquer ce « je suis » ou bien ne faudrait-il pas plutôt nous voir (enfin) tels que nous sommes, en acceptant nos pensées, et cela, peut-être, afin de mieux les faire disparaître ou plus exactement encore, de les laisser s’évanouir?
Et si la détermination n’a pas encore été reconnue comme illusoire (ce fameux « je »), si donc nous voulons voir à tout prix dans la méditation la mise en pratique d’une volonté, pourquoi alors ne pas la considérer simplement comme un déconditionnement de façon à voir la réalité telle qu’elle est (ou presque) et à nous en accommoder extatiquement?
Alors, il n’y aurait plus de raison de fuir le présent en voulant trop rudement se synchroniser avec lui; alors dans cette harmonie, sans la rechercher, nous serions sans doute présents.



vous avez dit: