méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

vous avez dit:

au fil des jours:

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Jeudi 30 novembre 2006

S’il faut entendre par prière une sorte de conversation (où l’on flatte, sollicite, remercie, invective, que sais-je encore…), alors méditer ne serait en rien prier. Méditer, ce serait, au préalable, saisir que tout dialogue "intérieur" est le fait de protagonistes créés par le méditant lui-même, protagonistes dont il s’accommoderait volontiers de la disparition.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 29 novembre 2006

Aux deux extrêmes de l’échelle humaine de l’évolution vers la sagesse, l’index pointé vers la poitrine qui dit le « moi, je » et l’index arrondi par le pouce pour couper court à toute velléité égocentrique dans la posture de méditation.
Les hindous, qui savent tant de choses, évoquant la seconde, ce sommet, vont jusqu’à parler là de geste de la connaissance (jnana-mudra).

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 28 novembre 2006

La méditation n’est pas qu’affaire de posture physique ou de technique*, comme on a parfois tendance à le croire. Pour lui rendre justice, peut-être vaut-il mieux penser « posture mentale » ou « attitude » quand on l'évoque. Une attitude que l’on retrouve aussi dans l’agir. Et n'importe où, en réalité, dès que l’on prend acte que tout est fait par quelque chose avec lequel nous sommes consciemment en union.




*: Ne pas la réduire à cela ne signifie en aucun cas qu’il faille dénigrer les apports orientaux (dhyana, ch’an-na, zenna, etc…) en ce domaine. Ceux-ci sont capitaux.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 27 novembre 2006

Le pressentiment, superflu et peut-être même fallacieux, de l’existence du futur n'est-il pas une entrave, par l’inquiétude qu'il suscite, à la méditation parfaitement immobile ou encore à celle qui se caractérise par l’action juste?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 26 novembre 2006

Nous nous interrogeons sans cesse. C’est en cela que nous serions limités.
La plus grande question, celle qui libère, ce serait le silence. Le silence maintenant*, pas d’interrogation, pas d’ego qui tienne de la question à la réponse, du présent au futur, et qui ainsi maintienne l’illusion.


 


*: Le silence, ce serait toujours maintenant. En cela l’expression « le silence maintenant » serait un pléonasme.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 25 novembre 2006

Dans l’acte de penser, le penseur est sa pensée.
Dans le non-acte de non-penser,  qui est le non-penseur sinon le silence de l’Être, qui est-il sinon l’Être? Le non-penseur n’est-il pas? Et n’est-il pas ce qu’il est, à savoir Celui qui est?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Vendredi 24 novembre 2006

Disciple: Qu’est-ce que penser?
Maître: Ce que nous faisons maintenant: nous éloigner de l’extatique conscience d’être.





P.S.: La question que je (vous et me) posais, hier, en préliminaire de la fulgurance sur l' intuition ayant été diversement appréhendée (dans les commentaires notamment), je me suis permis de préciser mon interrogation (texte en bleu, voyez svp les commentaires) à votre intention, vous qui me faites l'amabilité de me lire et qui, parfois, j'en suis désolé, êtes décontenancés par ces formulations volontairement réduites à leur plus simple expression, de façon à favoriser la réflexion et à respecter l'esprit et la teneur de la fulgurance.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Jeudi 23 novembre 2006

La connaissance existe-t-elle ou bien n’existe-t-il que l’idée que l’on se fait de la connaissance?
C’est lorsque le méditant en vient à formuler cette interrogation que germe en lui l’idée que la connaissance ne le rapprochera peut-être jamais de la réalité. Pour côtoyer cette dernière, c’est sans doute de l’intuition, cette forme très raffinée de l’intelligence, dont il aurait besoin, pense-t-il alors.
Bien entendu, cette proposition n’a une quelconque pertinence que dans la mesure où elle est formulée sur le mode hypothétique et parce qu’elle est perçue intuitivement et non théoriquement.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 22 novembre 2006

Le silence ne s'impose pas. Il est là si nous le laissons faire, si nous laissons faire.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 21 novembre 2006

L’âme indienne aime l’extrapolation. Au bord du Gange, on se dit que s’il est possible de se perdre dans la contemplation d’un fleuve au point d’être « emmené » par lui, en contemplant le monde, on peut aussi être ravi* par son créateur.
Le problème, c’est qu’on ne peut s’imposer cette contemplation-là car le monde est hors mesure. La tâche nous dépasse. Seul un style de vie approprié peut éventuellement nous mettre en phase avec le miracle d’exister et nous donner certaines chances de...


 



*: Emerveillé, mais aussi enlevé.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 20 novembre 2006

Si la Réalité Ultime se caractérisait par une couleur, ce serait peut-être celle que voit le mental qui ne se donne aucun ordre - y compris celui de ne s’en donner aucun.
Et le méditant ainsi débridé, d’apercevoir alors Krishna déguisé en danseuse habillée de blanc jusqu’aux chevilles et aux poignets, les bras aériens, s’éloignant sans trop de grâce vers le centre lointain, lointain, lointain de la scène, jusqu’à disparaître pour rejoindre peut-être la Réalité Ultime qui est peut-être l’absence de Krishna lui-même, l’absence d’image, le néant en quelque sorte.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 19 novembre 2006

Combien de temps faut-il rester dans l’assise en silence?
Combien de temps cela prend-il pour atteindre le grand calme dans la méditation?
Cela dépendrait de l’état dans lequel nous commençons, cela dépendrait de tout ce qui a constitué notre vie jusqu’à présent, de même que de notre passé génétique.
Bref, cela dépendrait de nos conditionnements.
Retirons ces conditionnements. Pour l’homme ainsi réduit à sa plus mystique expression, il n’y aurait pas de temps pour atteindre le calme.
Le temps, en Réalité, n’existerait pas. Il n’y aurait rien à atteindre. La méditation serait un processus constant. Et surtout le calme serait là dès que cet homme décide d’en prendre conscience. Cette prise de conscience serait instantanée.
Le calme, en Réalité, serait toujours là, à disposition. L’éternel serait l’instant. L’instant serait l’éternel. Cet homme-là serait.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Samedi 18 novembre 2006

L’idéal serait peut-être de troquer la dualité de l’acteur* et de son inconscient actant contre celle de l’acteur et de son conscient observant: il s’agirait alors d’une dualité consciente dans laquelle le conscient n’ignorerait quasi rien non plus de la part inconsciente des motivations de l’acteur.
Et l’étape suivante serait sans doute alors la fusion harmonieuse de l’acteur et de son conscient, ce que, paraît-il, les Indiens les mieux au fait de leur héritage appellent yoga.




*: Au sens littéral, s'entend, de celui qui produit une action, qui agit.

par Marc publié dans : yoga
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Vendredi 17 novembre 2006

"Jeudi 16 novembre, par 51° de latitude Nord et 17°C:
Que la nérine rose et la rose lavender dream (mauve) soient encore resplendissantes, c’est normal dans le jardin-paradis. Mais ce qui l’est moins, c’est l’encore grande forme de la digitale rose foncé, du muflier bordeaux, des roses trémières (d’un mélancolique jaune pâle), des achillées millefeuille (vieux rose) et même des soucis (d’un jaune orangé réjouissant).
Le climat est tout déréglé. Certaines beautés ne peuvent plus mourir. On nous prédit aussi moins de mésanges pour bientôt et tout plein de tout qui va disparaître. On nous annonce de 1,4°C à 5,8°C en plus en moyenne pour 2100. Des catastrophes à n’en plus finir. De terribles épreuves pour accompagner notre agonie.

Il faut faire quelque chose d’urgence. Qu’ai-je fait aujourd’hui, moi, pour cela? Rien.

Et si nous, les humains, avions programmé inconsciemment notre suicide? Et si, à force de nous détourner de nous-mêmes, nous avions baissé les bras devant cette vie qui nous dépasse et nous donne tant de fil à retordre? Et si nous nous réjouissions sans le savoir de cette fin de plus en plus souvent évoquée?"


Ce qui a réveillé ces questions, hier, c’est cette phrase issue d’un Cioran éventré au hasard, au retour de cet inventaire contemplatif des couleurs de l’éden:
"Si la souffrance n’était pas un instrument de connaissance, le suicide deviendrait obligatoire. […]* "
Non, décidément, tout n’était pas rose au jardin de ma douce.



 

*: Cioran, Œuvres, Le Crépuscule des Pensées, Ed. Quarto Gallimard, 1995, p. 349.

par Marc publié dans : actualité
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Jeudi 16 novembre 2006

Et si temps n’était pas cette chose que « l’on passe », mais cette autre qu’il est possible d’assumer lorsqu’on dispose d’une maturité qui permet de comprendre ce qu’il y a derrière lui et de le transcender, voire de le rendre illimité - lui qui est par nature compté lorsqu’on le consomme, le crucifiant ainsi sur l’autel du plaisir?
Ce temps-là se vivrait sur le chemin de l’extase.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mercredi 15 novembre 2006

Venir totalement à bout d’un problème requiert d’une part de ne négliger aucune hypothèse, aucune piste, strictement aucune, aussi douloureuse ou désagréable soit-elle; et d’autre part, curieusement, de n’avoir aucun désir, conscient ou non, de solution, ce qui distrairait l’esprit de sa contemplation. Contemplation qui, à elle seule, requiert une attention totale, à la mesure de la globalité de la question évoquée.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Mardi 14 novembre 2006

Et si les meilleures questions étaient celles par lesquelles nous rendons justice à notre humanité et à son intelligence, bref celles qui n’ont pas de réponse* ?

 




* : Exemples: Qui sommes-nous? Quelle est, en réalité, la relation entre notre conscience et ce qu’elle appréhende? Le monde existe-t il sans la conscience que l’on a de lui?



Avez-vous, vous aussi, des questions toujours sans réponse?

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Lundi 13 novembre 2006

Méditer, c’est être conscient qu’à travers nous l’univers prend conscience de lui-même.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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Dimanche 12 novembre 2006

Le philosophe Mo Tzu (479 - 438 av. J.C.) avait déjà, paraît-il, compris le principe de la camera obscura, la forme la plus ancienne de camera, ne requérant ni objectif, film ou batteries: simplement une chambre très noire, une très petite ouverture et beaucoup de lumière à l’extérieur. Le résultat est une image positive (le contraire d’un négatif sur film argentique) mais à l’envers: le haut est en bas et inversement.
Le développement de cette image sur papier lui, on s’en doute, ne date pas de Mo Tzu: on obtient alors une épreuve aux tons inversés avec des ciels plus foncés plus que la terre. Les premières photographies étaient ainsi.

Le photographe chinois Shi Guorui, las des appareils modernes capturant les images au huit millième de seconde, s’est tourné vers la camera obscura pour privilégier ce qui n’est pas éphémère. Et il l’a fait avec quelqu’originalité, comme on va le voir.

C’est qu’il parcourt pour l’instant le sud de la Californie dans un camion Isuzu dont l’arrière a été aménagé en chambre noire. Il choisit un paysage remarquable, place le camion dans la meilleure position, monte à l’arrière, occulte complètement l’intérieur puis retire délicatement un ruban adhésif: un rai de lumière entre alors et révèle le paysage extérieur sur la paroi, un paysage inversé qu’il ne reste plus, éventuellement, qu’à impressionner sur papier. Mais l’important est peut-être moins l’œuvre ainsi produite que le procédé…

 « Quand la lumière entre dans le noir absolu, dit Shi Guorui, en chinois on parle alors d’une libération soudaine d’émotions. » Lui, il s’assied en lotus sur le sol de son camion pour mieux en jouir. Il dit que c’est pour lui une expérience spirituelle et sa façon de pratiquer la méditation. Il commença en fait à méditer en 1998 dans des temples taoïstes et bouddhistes après un terrible accident de voiture. Il en sortit heureusement indemne, mais avec la ferme résolution de tourner le dos à la vitesse et de s’occuper d’activités demandant beaucoup de temps. Ainsi troqua-t-il d’abord son appareil photo sophistiqué contre une première camera obscura.

Quand il œuvre et médite à la fois, il dit se concentrer sur l’image d’abord, image qui, à la fin, disparaît pour lui. Et il perd toute trace du temps. Les minutes et les heures s’envolent.
Avec cette optique méditative et cette prédilection pour les choses lentes, Shi Guorui a déjà photographié le mur de Chine, le Mont Everest, la forêt de tours à Shangai...

En Octobre, il était en Californie où Jori Finkel, du New York Times, a partagé avec lui l’expérience méditative de sa chambre obscure dans un camion parqué sur les hauteurs d’Hollywood. Je lui dois ces lignes traduisant et résumant son excellent article, intitulé “ART; Standing in the Dark, Catching the Light”  paru dans le New York Times du 22 octobre. L’article a aussi été repris dans la sélection hebdomadaire de ce journal offerte par Le Monde du 28 octobre. Si vous l’avez encore, cela vaut la peine de le lire ou le relire. Ce n’est pas tous les jours que les journaux parlent de méditation; et qu’ils le fassent avec talent, l'air de ne pas y toucher, est encore plus rare.
(Plus d'informations sur ce photographe qui prend son temps sur: http://www.chinesecontemporary.com/artist.php?artistID=32)

par Marc publié dans : actualité
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Samedi 11 novembre 2006

5/5
Toute pensée est une question à laquelle toute absence de question est la réponse.

 

 


Ceci clôt pour un temps les considérations sur le mental en mouvement.
Merci de relire ces propositions dans l’ordre.

par Marc publié dans : de choses et d'autres...
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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