Au début de leur assise, le yogi qui pratique dhyana, le bouddhiste qui fait zazen et celui qui ne jure que par vipassana, tous s’essayent à des choses différentes. Mais en fin de compte, pourvu qu’ils aient eu suffisamment de souffle*, exténués, vaincus, voguant sur des mers qu’ils ne reconnaissent plus, ils se sont rejoints, et il reste ce que leur cerveau attendait d’eux: qu’on vide la poubelle, qu’on nettoie à grandes eaux, qu’on ouvre les portes et fenêtres** .
L’important serait de s’asseoir. Comment s’asseoir n’aurait pas d’importance…
*: La dissipation et le relâchement viennent vite et c’est bien. Mais il faut juste être patient, savoir attendre, voilà ce qu’il faut entendre par avoir du souffle. (Ici le hatha yogi a quelques facilités, ayant préparé son corps pour pouvoir mieux l’oublier.)
**: Pour accueillir avec bienveillance, compassion, égalité d’humeur et grandeur d’âme ce que la vie leur réserve.
PS: Joyeuse fête à tous les petits bouts du monde dont c'est, paraît-il, la journée aujourd'hui. Ayons une pensée toute particulière pour les 250 millions d'entre eux qui triment.



vous avez dit: