méditations

On parle beaucoup de méditation. Mais la pratique-t-on pour autant?

Et puis que faut-il entendre par méditer? Est-ce seulement réfléchir? Ou faut-il aller voir aussi ce qu’en dit l’Orient? S’agissant alors d’une assise apprêtée, doit-on en escompter des bénéfices? Ou est-ce quand même, comme certains le pensent, l’activité désintéressée par excellence?

Plus généralement, est-ce une forme de relaxation? D’auto-hypnose? D’auto-thérapie? Voire de prière? Est-ce une entreprise de déconditionnement? Une revanche sur le temps qui file? Une façon de réaliser que nous désirons avant tout la paix de l’esprit?

S’agit-il, en méditant, de vaincre la souffrance névrotique ou la souffrance existentielle ou les deux?

Est-ce le « moyen » de découvrir que le silence est moins une absence de bruits qu’une absence de pensées? Ou celui de revenir à cette âme que nous sommes en train de perdre à force de nous détourner de nous-mêmes, divertis que nous sommes par un monde de plus en plus tentateur, sollicitant, intrusif?

Ces questions sont abordées ici au compte-gouttes (formule blog oblige), à raison d’une fulgurance par jour, dans un esprit non conditionnant. Et les textes sont concis. Ca tombe bien, vous êtes pressé(e) !

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Vendredi 16 novembre 2007

« Les conséquences du changement climatique risquent d'être irréversibles », disent textuellement, ce vendredi, les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat réunis à Valence.
Irréversible, le mot est lâché. Comment le rattraper alors que maintenant l’idée existe?
Quoi de plus terrible que l’irréversible? L’inéluctable sans doute, dernier tabou encore imprononcé mais sans doute plus pour longtemps au rythme où vont les choses, rythme évoqué ici.
« La perception est la chose elle-même », disait Husserl et Saint-Exupéry pensait lui que « la vérité n'est pas ce que nous découvrons mais ce que nous créons ». Une réalité évoquée peut-elle alors ne pas se réaliser ? Il serait bon en tout cas d’y réfléchir, et à la lumière aussi de ce que disait Félix Guattari en 1992 (le catastrophisme déjà):
« Des accidents écologiques, tels Tchernobyl, ont certes conduit à un réveil de l'opinion. Mais il ne s'agit pas seulement d'agiter des menaces, il faut passer aux réalisations pratiques. Il convient aussi de se rappeler que le danger peut exercer un véritable pouvoir de fascination. Le pressentiment de la catastrophe peut déclencher un désir inconscient de catastrophe, une aspiration vers le néant, une pulsion d'abolition. C'est ainsi que les masses allemandes, à l'époque du nazisme, ont vécu sous l'empire d'un fantasme de fin du monde associé à une mythique rédemption de l'humanité. » (Le Monde Diplomatique d'octobre 1992, p. 26.)
Tout ceci nous ramène au devoir de vacances du 30 octobre, toujours en chantier, et au sujet plus actuel - hélas - que jamais.

par Marc publié dans : actualité
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Vendredi 16 novembre 2007

Selon les hindous, l'angoisse de la mort n’aurait pas de meilleurs verrouillages qu’un  assortiment - savamment dosé en fonction des dispositions de chacun - de méditation (raja marga*), d’activité désintéressée, le plus souvent altruiste (karma marga), de recherche du sens (jnana marga) et de prise en considération de l’Ultime (bhakti marga).
Pour imaginer un barrage aussi habile, il faut avoir médité longtemps sur la question, cela au moins, c’est sûr.




*: Marga : voie, chemin en sanskrit. Le premier marga (raja marga) est explicité par Patanjali (dans ses Yoga sutra), les trois autres sont décrits dans la Bhagavadgita, attribuée à Vyasa, l’Homère de l’Inde.

par Marc publié dans : yoga
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fulgurances

La méditation nous laisse parfois devant cette douloureuse alternative: ou la poursuivre en laissant s’envoler ces fulgurances qui nous viennent parfois comme autant d’exutoires d’un esprit en phase d’évidement, ou l’interrompre et tenter de les figer par la plume, elles qui, comme les rêves, demandent d’être saisies au plus tôt, quitte alors à mettre fin à l’état de grâce dans lequel elles sont nées. J’ignore pourquoi, mais j’ai toujours fait ce second choix.

Les notes étaient hâtivement jetées dans ces carnets à spirales qui ne me quittent jamais depuis la pénombre de l’aube, assis dans le grand silence du monde, jusqu’aux réveils nocturnes ponctués de « Mais oui, bien sûr ! ». Plus rarement, c’était en plein jour qu’elles naissaient. Toujours, il y avait cette succulence étrange…

Ces fulgurances se sont accumulées au fil des ans. En voici le résultat, saupoudré au jour le jour (avec parfois une fulgurance du jour même); une partie du résultat, faudrait-il plutôt dire, car n’ont été sélectionnées pour ce blog que celles qui gravitent - sur de très larges orbites, c’est entendu - autour du thème de la … méditation.


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