« C’est un peu l’alternative à laquelle je suis confronté ce matin, pendant la méditation, quand Tagète, ma chatte, veut se lover à mes pieds.
Vais-je me consacrer à ma libération suprême pour devenir arhat (l’idéal du bouddhisme theravada), ou alors vais-je accorder d’abord tout l’amour du monde à celle qui le réclame, quitte à retarder ma délivrance (celle du bodhisattva qui, selon le bouddhisme du grand véhicule, refuse de quitter le cycle des naissances et des morts tant qu’il y a un seul être incarné qui a besoin de moi)?
Je choisis de vivre encore quelques misérables vies et de m’occuper du bonheur de Tagète dans celle-ci. (Elle arrive...) »



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