Et si aucun être, aussi méritant soit-il, n’échappait jamais au cycle des naissances et des morts, du moins tant qu’existent la conscience et le monde? Et si tous les Bouddhas et les Christs étaient toujours ici, consciences prisonnières du monde manifesté, observé, vécu?
Arhats, bodhisattvas et autres Saint-Sauveur, réconciliez-vous! Vous pouvez descendre dans la rue main dans la main et revendiquer vos mérites, les premiers pour vous-mêmes, les deuxièmes pour le monde, les derniers pour les deux: vos requêtes sont peut-être inutiles. Pensez: Dieu lui-même se mordrait les doigts chaque jour de ne pas être resté inexistant. (C’est du moins ce que j’ai cru qu’il m’avait confié un matin, dans les eaux d’Induruwa à Sri Lanka, alors que, m’apprêtant à repartir pour l’Europe avec mon amour, je saluais les quatre directions de son œuvre.)



vous avez dit: