Certains sont tentés de penser que se poser les questions essentielles, c’est mériter pleinement notre statut d’humain. Il s’agirait d’ailleurs bien plus de se poser ces questions que d’y
trouver les réponses, les réponses étant peut-être simplement les questions bien posées.
Laissant leurs certitudes aux « croyants », il leur plaît d’estimer qu’un homme véritablement religieux est sans doute moins un homme de foi qu’un homme de doutes.
Ils n’en sont pas sûrs, ils le concèdent.
Quand ils suggèrent qu’un homme de foi, c’est un homme de doutes tombé dans un panneau dont il ne s’est pas dépêtré, ils peuvent très bien comprendre que des hommes de foi puissent leur faire un
reproche semblable, à savoir, d’avoir été des hommes de foi gagnés un jour par « le démon du doute »; et ils ne peuvent pas leur donner tort dans l’absolu, cet espace que ni les uns ni
les autres ne connaissent (même si les croyants affirment, eux, aller dans sa direction, mais ne relançons pas la polémique).
D’où, sans doute, la nécessité de la tolérance et l’utilité de méditer sur la subjectivité de toute opinion, démarche qui nous mènerait droit au
silence.



vous avez dit: